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Nerf de Cyon
(anatomie, physiologie).
- La découverte de ce petit filet nerveux a joué un rôle
important dans l'étude de la physiologie générale
de la circulation. En 1866, Ludwig et Cyon
reconnurent que chez le lapin il existait un très petit nerf
qui, partant de la surface interne du coeur,
remontait vers le pneumogastrique avec
lequel il se confondait pour se rendre à la moelle allongée.
Accolé pendant la plus grande partie
de son trajet à la carotide avec le
pneumogastrique et le grand sympathique,
il avait été longtemps pris pour une branche de ce dernier
système. Ce nerf existe évidemment chez les autres animaux,
mais il n'est pas isolé pendant une partie de son trajet et ne peut
ainsi être étudié séparément. L'excitation
du bout périphérique, en rapport avec le coeur, ne produit
aucun effet sur la circulation, tandis que l'excitation du bord central
réuni aux centres bulbaires détermine un abaissement notable
de la pression intravasculaire, baisse qui ne persiste que pendant l'excitation.
C'était le premier exemple d'un nerf dépresseur.
Cette diminution de pression est due à
la dilatation de toutes les artérioles du corps, mais principalement
des vaisseaux qui se rendent aux viscères abdominaux. Le nerf dépresseur
est un nerf centripète, exerçant son action comme les nerfs
sensitifs, et il serait doué d'une certaine action sur les centres
nerveux. Outre la diminution de pression on observe également une
diminution dans la fréquence du pouls, mais ces deux phénomènes
ne sont pas liés nécessairement l'un à l'autre, car
il suffit de sectionner les pneumogastriques pour ne plus observer le ralentissement
du rythme cardiaque. (Dr P. Langlois). |
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