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Voyage en Chine,
opéra-comique en trois actes, paroles de Labiche et Delacour, musique
de Bazin (Opéra-Comique, 1865). Le libretto
est amusant et spirituel. Pompery a deux filles, dont l'une, pendant un
voyage à Naples, a été fiancée par sa tante
à un officier de marine. Or, Pompery, qui est Breton et entêté,
refuse absolument de donner la main de sa fille à l'officier, Henri
de Kernoisan, qui, en sa qualité de Breton, est aussi entêté
que lui. S'étant rencontrés sur une grande route sans se
connaître, ni l'un ni l'autre n'a voulu se déranger d'une
ligne, de sorte que leurs voitures se sont violemment heurtées.
A la suite de cet incident, Pompery refuse
plus que jamais de prendre pour gendre de Kernoisan, qui, mis à
la porte à Bellevue, s'empresse de suivre la famille Pompery à
Cherbourg .
Là, Pompery provoque en duel Kernoisan et feint de recevoir une
blessure; mais ce dernier évente la fraude et prend la résolution
d'enlever Mlle Pompery. En ce moment, il reçoit l'ordre de s'embarquer
dans deux heures pour la Chine .
Au troisième acte, on est en mer.
Pompery a voulu l'aire visiter à sa famille un navire, dont le capitaine,
ami de Kernoisan, a consenti à céder pendant quelques heures
le commandement à ce dernier. Tout à coup, Pompery voit apparaître
Kernoisan qui lui dit : Prenez-moi pour gendre ou je vous emmène
en Chine. - Jamais!, répond Pompery, qui essaye de faire
révolter l'équipage. Sur un mot du capitaine, les matelots
feignent de se révolter. Kernoisan apparaît, comprime la prétendue
révolte et ordonne de pendre sur-le-champ l'instigateur de la révolte
et ses complices. Amené la corde au cou, Pompery s'empresse de consentir
à donner sa fille à l'entêté capitaine, et le
navire, qui n'avait point quitté les côtes de Cherbourg, rentre
au port.
Pour cette pièce très amusante
et qui eut un vif succès, Bazin a composé
une musique correcte, qui renferme d'agréables morceaux et d'heureuses
mélodies. Nous citerons notamment le joli duo des aveux, le morceau
: Cinq cailloux, trois cailloux, un bon duo bouffe : Je suis
Breton, un finale bien travaillé et bien écrit, au second
acte; enfin, au troisième acte, le chœur des matelots et l'air avec
écho chanté sur le tillac. |
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