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Tannhäuser
Opéra de Wagner
Tannhäuser est un opéra en trois actes et quatre tableaux, poème et musique de Richard Wagner, représenté sur le théâtre royal de Dresde le 21 octobre 1845.

Le livret.
L'auteur a traité la légende en mêlant le symbole et la psychologie à l'action scénique, le fantastique au réel.

Le premier acte nous montre, au Vénusberg, Tannhäuser nonchalamment étendu aux pieds de Vénus, assistant aux ébats des nymphes et des satyres; mais, la fête terminée, il déclare à la déesse qu'il veut fuir une liaison qui lui pèse. Vénus cherche en vain à le retenir au moment où il invoque le nom de la Vierge, il se trouve tout à coup transporté dans la vallée de la Wartbourg, auprès d'une image sacrée de Marie. Les pèlerins traversent la vallée, partant pour Rome. Leur chant émeut. Tannhäuser, qui n'ose pas se joindre à eux. Survient le landgrave Herman et ses chevaliers, anciens amis de Taunhäuser, heureux de le retrouver. Cette fois encore Tannhäuser veut fuir : un nom le retient, celui d'Elisabeth, la nièce du landgrave, que jadis il aima et qu'il abandonna pour les délices du Vénusberg. 

Au deuxième acte, Tannhäuser a obtenu son pardon d'Elisabeth. Il va disputer sa main dans un tournoi de Chevaliers qui, sous la présidence du landgrave, veut, chanter l'amour. Mais, par une singulière aberration, lorsque vient son tour, Tannhäuser, en réponse au sage Wolfram, exalte l'amour profane et sensuel et, sans égard pour Elisabeth, les joies du Venusberg. Il doit s'enfuir, chassé par les chevaliers et le landgrave, et n'évitait la mort que par l'intervention d'Elisabeth, qui a foi dans le repentir du pécheur. C'est à Rome que Tannhäuser ira chercher son pardon. 

Au troisième acte, nous sommes de nouveau dans la vallée de la Wartbourg. Elisabeth a prié, nuit et jour, pour le chevalier infidèle, qu'elle n'a cessé d'aimer. Mais les pèlerins reviennent de Rome, et Tannhäuser n'est pas parmi eux. Et, tandis que la sainte fille s'éloigne désespérée, dans la nuit où point la première étoile, le chevalier apparaît, chancelant et défait, Il raconte à Wolfram comment le pape lui refusa son pardon, et les misères de son retour; mais il repousse Vénus qui vient lui rappeler le souvenir des voluptés passées; un ange a prié pour lui et obtenu son pardon : c'est Elisabeth, dont les cloches sonnent le glas. Tannhäuser s'agenouille auprès de son cercueil, que les pèlerins apportent et, devant son repentir, son bâton de pèlerin se couvre de fleurs, annonçant ainsi le pardon du chevalier, qui meurt auprès de celle qu'il aime.

La partition.
La partition de Tannhäuser, où Wagner s'inspira de Weber, renferme, à côté de longueurs un peu fatigantes, des beautés de premier ordre. Pas de ballets, presque pas de morceaux de forme bien arrêtée; c'est la mélodie, ou plutôt le récitatif infini.

Il faut mentionner l'ouverture, où le motif religieux du choeur des pèlerins, d'une poésie simple et large, s'allie, en de puissants effets d'orchestre, au thème passionné et rapide du Vénusberg; au premier acte (deuxième tableau), la mélodie du pâtre et la belle et émouvante phrase où Wolfram rappelle à Tannhäuser sa vie d'autrefois : Jadis quand tu luttais...; au deuxième acte, la marche des chevaliers, d'une très belle envolée, le récitatif et le chant de Wolfram : En contemplant cette assemblée immtense, et le finale, écrit dans la forme italienne, et d'une grande puissance; au troisième acte enfin, le choeur des pèlerins, la prière d'Elisabeth, d'un style si simple et émouvant : Ô Vierge sainte, que la grâce..., la poétique et mélancolique romance de Wolfram : Ô douce étoile..., le récit par Tannhäuser de son voyage à Rome, la phrase souple et caressante de Vénus : Salut, mon infidèle amant..., enfin le choeur final, chant de triomphe des pèlerins, d'un souffle et d'une largeur magnifiques.

Traduit, par Charles Nuitter, Tannhäuser, qui avait provoqué de nombreuses querelles en Allemagne, fut joué à l'Opéra de Paris le 13 mars 1861 et accueilli par une cabale qui siffla l'oeuvre sans vouloir l'entendre. Wagner retira sa partition après la troisième soirée. Thannhäuser reparut à l'Opéra, le 13 mai 1805, et resta, depuis, au répertoire. (NLI).

Vidéo Youtube.
Tannhäuser, 1978,  au Festival de Bayreuth. Chef d'Orchestre : Colin Davis; avec Spas Wenkoff (Tannhäuser), Gwyneth Jones (Elisabeth / Vénus), Hans Sotin (Herman), Bernd Weikl (Wolfram); Robert Schunk (Walter), John Pickering (Heinrich), etc. Durée : 3 h 02 mn.
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Dictionnaire Musiques et danses
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