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Scherzo. - Ce mot désigne ordinairement le troisième morceau d'une sonate ou d'une symphonie, du moins depuis Beethoven, qui a ordinairement remplacé de la sorte le menuet qui figure à cette place dans les oeuvres de ses prédécesseurs immédiats. Le scherzo beethovénien, comme son nom l'indique (en italien : scherzare = badiner), est un morceau léger et spirituel, toujours d'un mouvement vif, très rapide même quelquefois; en tous cas, toujours beaucoup plus animé que le menuet. Il n'a pas de mesure fixe, et on en trouve indifféremment à deux ou trois temps. D'ailleurs, la rapidité de son mouvement est souvent telle que chaque mesure ne peut être considérée que comme un temps d'une mesure plus large et qu'il ne peut être battu autrement. 

Le rythme en est ordinairement très accusé et persistant pendant la majeure partie du morceau dans la même forme. Le plan du scherzo ne diffère guère de celui du menuet. Deux reprises forment le corps de la pièce. La première, qui est la plus courte, peut finir dans un ton relatif et se répète. La seconde, plus développée, conclut dans le ton principal. Vient ensuite ce que l'on appelle le trio, construit de façon analogue, mais d'expression et de caractère contrastant : plus mélodique généralement et aussi plus retenu. Après le trio on reprend, sans reprise, la première partie. On trouve quelquefois deux trios séparés par une reprise du menuet; quelquefois une coda sert de conclusion à tout le morceau.

Des pièces symphoniques isolées, de caractère et de coupe identiques, portent aussi le même nom. La fantaisie des compositeurs, aujourd'hui surtout où les pièces à forme fixe sont volontiers abandonnées, y trouve matière à s'y exercer avec la plus grande liberté. (H. Q.).

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Dictionnaire Musiques et danses
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