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Salammbô,
opéra en cinq actes et huit tableaux,
poème tiré par Camille du Locle du roman
de Gustave Flaubert, musique d'Ernest Reyer
(théâtre de la Monnaie de Bruxelles ,
1890; Opéra de Paris ,
1892). Le librettiste a repris les principaux épisodes du récit
de Flaubert, qu'il a transportés à la scène non sans
habileté. La partition de Salammbô est vivante, animée,
mouvementée, pleine de chaleur et de passion. La phrase de Reyer,
claire et limpide, se développe d'une façon logique et normale.
Si l'on veut faire ressortir les pages
importantes de cette partition de Salammbô, il faut signaler
: au premier acte, le choeur farouche de la révolte et le bel hymne
à la déesse Tanit; au second, lo duo superbe de Salammbô
et du grand prêtre, et celui qui suit, entre elle et Mathô;
au troisième, la scène exquise et si poétique de la
terrasse, dont Salammbô fait tous les frais et d'où se détache
surtout une mélodie adorable : Qui me donnera, comme à
la colombe, des ailes? au quatrième, le serment de Mathô,
de Narr' Havas et de leurs guerriers, qui est plein de mouvement et d'énergie;
puis, au second tableau, la grande scène si vigoureuse et si pathétique
de Salammbô et de Mathô, et plus loin encore la très
belle et très noble imprécation de Mathô : Toi qui
n'as pas rougi de souiller tant de gloire; enfin, au cinquième,
la scène si émouvante du double suicide des deux amants,
qui termine avec grandeur cette oeuvre pleine de puissance et d'un rare
sentiment pathétique. (NLI). |
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