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Musique militaire.
- De tout temps les armées ont marché au combat aux sons
d'une musique guerrière; mais il serait impossible de déterminer
comment les corps de musique étaient composés avant l'âge
moderne. Les peuples de l'antiquité avaient des tambours, des trompettes,
des clairons, des buccines, des cors,
des cornets, des flûtes, et les voix se joignaient même aux
instruments, puisque l'on exécutait des chants en l'honneur de Mars ,
de Castor
et de Pollux .
Nous savons que les tambours, au lieu d'être placés en tête
des corps, se trouvaient par derrière.
La même incertitude existe au sujet
des musiques militaires du moyen âge. A partir du XVIe
siècle, les généraux en France ont entretenu pour
leurs armées un certain nombre de musiciens. Dans la musique du
grand Condé se trouvaient des violons, et
l'on en vit 24 accompagner le régiment de Champagne
pour ouvrir les travaux de tranchée au siége de Lérida
: les violons eurent longtemps leur rôle, puisqu'il en existait encore
dans quelques régiments pendant les premières années
de la République. Mais, en général, c'étaient
les tambours qui marquaient la marche et battaient la charge, avec accompagnement
de fifres et de hautbois.
Le hautbois fut admis dans les régiments
français à la fin du règne de Louis
XIII; les timbales parurent sous Louis XIV,
en 1692, dans les musiques de cavalerie; l'introduction du basson, du cor
et de la clarinette date des premières années du XVIIIe
siècle, et celle des instruments de cuivre à clefs, de 1770
environ. Puis vinrent successivement les trombones, les ophicléides,
les cornets à pistons, et enfin, au XIXe
siècle, les saxhorn et les saxophones. |
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