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La Flûte
enchantée [die Zauberflöte].
- Opéra en deux actes, paroles d' Emmanuel
Schikaneder, musique de Mozart, représenté
à Vienne, sur le théâtre Auf der Wieden, le 30 septembre
1791.
Tamino, jeune prince, égyptien,
s'est fiancé, à la jeune Pamina; mais la reine de la Nuit
se met à l'encontre de leurs voeux. D'autre part, un oiseleur, nommé
Papageno, poursuit la gentille Papagena, qui lui échappe et se trouve
partager le sort du prince. Mais trois fées bienfaisantes s'intéressent
aux deux amants et leur font présent d'une flûte et d'une
sonnette magiques, qui leur serviront de talismans pour déjouer
les desseins de la reine de la Nuit. Cependant, ces talismans eux-mêmes
resteraient impuissants pour délivrer Pamina, enlevée par
le farouche Nubien Monostatos, si le grand prêtre Sarastro et les
trois fées n'unissaient leurs efforts pour
triompher des méchancetés de Monostatos et de la reine de
la Nuit. Enfin, les deux couples d'amoureux se trouvent réunis.
Sur ce canevas, Mozart
a brodé un de ses plus beaux chefs-d'euvre. L'ouverture de la Flûte
enchantée, le trio des fées, la chanson délicieuse
de Papageno, l'air charmant de la reine de la Nuit, l'invocation de Sarastro,
le choeur des prêtres d'Isis, le duo bouffe de Papageno et de Papagena,
tous ces morceaux, si variés de ton, d'allure, de couleur, mais
unis par un style d'une incomparable splendeur, sont, du premier jusqu'au
dernier dignes de Mozart.
On donna à l'Opéra, le 23
août 1801, sous ce titre : les Mystères d'Isis, une
prétendue traduction de la Flûte enchantée,
qui obtint que le public parisien fut mis à même de connaître
vraiment la Flûte enchantée, par la bonne traduction
qu'en donnèrent Nuitter et Beaumont au Théâtre-Lyrique. |
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