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L'Étoile,
ballet
en deux actes représenté à l'Opéra de Paris
le 31 mai 1897, musique de Wormser, scénario d'Adolphe Aderer et
Camille de Roddaz. Les auteurs ont pris pour sujet de leur ballet-pantomime
l'art même de la danse au théâtre.
La scène se passe sous le Directoire.
Le célèbre maître de ballet Vestris, en quête
d'une étoile chorégraphique, la découvre en la personne
de Zénaïde, la fille de la mère Bréju la fruitière.
Zénaïde a la vocation : on le voit bien à la façon
dont elle danse la bourrée avec son amoureux Séverin, domestique
du saltimbanque Bobèche. Séverin, jaloux, s'oppose aux projets
de Vestris. Mais le rusé naître de ballet fait signe à
un sergent recruteur, qui saisit Séverin et l'enrôle dans
la plus proche armée en partance. Engagée à l'Opéra,
Zénaïde éclipse les autres étoiles, désolées
de ses succès. Heureusement Séverin revient de l'armée,
tout couvert de galons et de gloire, et Zénaïde, fidèle
à ses premières amours, se précipite à son
cou et renonce à la danse .
La partition de l'Etoile est intéressante.
L'auteur s'est préoccupé de traduire avec fidélité
et réalisme les scènes populaires du livret. De là
un emploi un peu exagéré et parfois bizarre des cuivres,
auxquels le quatuor est trop sacrifié; de là certaines combinaisons
de sonorités un peu déconcertantes; mais ces étrangetés
d'ordre purement musical sont rachetées par des qualités
réellement scéniques de mouvement et de vie. |
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