 |
Echo
(musique). - Il y aurait une étude esthétique et pittoresque
à faire sur la traduction musicale du phénomène acoustique
de l'écho.
Beaucoup de musiciens
se sont amusés à le reproduire en quelque sorte dans leurs
oeuvres, de manière à en tirer des effets plus ou moins heureux.
Les procédés employés par ces compositeurs ont conduit
à élargir le sens du mot écho en musique,
et à employer ce terme toutes les fois qu'un groupe déterminé
de sons est distinctement reproduit dans une sonorité plus douce,
lointaine pour ainsi dire, sans qu'il soit indispensable d'y voir un essai
de reproduction du phénomène matériel qui constitue
l'écho.
Pris dans son acception
restreinte ou son acception large, l'écho figure en des oeuvres
très diverses, qu'il serait oiseux d'énumérer toutes.
Dans le nombre, nous citerons seulement : l'écho célèbre
de l'ouverture de Guillaume Tell
de Rossini, un passage du Manfred de Schumann
(Ranz des Vaches); la mélodie
de Berlioz, le Jeune Pâtre breton;
le « choeur des Bohémiens » de Preciosa de Weber;
les fanfares lointaines qui se répondent, traitées en écho,
dans le deuxième acte du Lohengrin de Wagner,
à la scène du lever du jour. (A. E.). |
|