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Barcarolle,
c.-à-d. chanson de barque ou de batelier, nom donné aux chansons
des gondoliers vénitiens. Les paroles sont, en général,
des stances empruntées au Tasse; dans les
airs, composés souvent par les gondoliers eux-mêmes, on trouve
toujours une mélodie simple, naturelle et franche; le mouvement
en est plutôt gracieux que rapide; le rythme semble suivre l'ondulation
de la vague et le battement régulier de la rame.
La musique des barcarolles s'écrit
ordinairement à 6/8, quelquefois à 2/4. Parmi les pièces
de ce genre qui ont eu le plus de succès, on cite celle O pescator
dell' onda, fidelin, qui fut arrangée en trio et introduite
par Mme Gail dans son opéra de la Sérénade (1814).
Beaucoup de compositeurs ont écrit
des barcarolles dans leurs opéras; l'exemple leur en fut donné
par Berton dans Aline, reine de Golconde,
et par Nicole dans Michel-Ange. Les morceaux Que la vague écumante,
dans le Zampa d'Hérold; O matutini
albori, dans la
Donna del lago de
Rossini;
Accours dans ma nacelle, dans le Guillaume Tell
du même compositeur; Amis, la matinée est belle, dans
la Muette de Portici d'Auber, etc., sont
des barcarolles. Rossini a imité, au 3e
acte d'Otello, les gondoliers de Venise, qui chantent alternativement,
d'une barque à l'autre, les beaux vers de Dante. |
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