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Le Barbier de Séville, opéra italien, livret imité de la comédie de Beaumarchais (Le Barbier de Séville), musique de Paesiello, représenté à Saint-Pétersbourg en 1780. - Cet ouvrage, digne du génie du maître, obtint un succès européen, et plusieurs morceaux méritent d'être signalés d'une façon particulière : la romance du comte Almaviva, l'air de la Calomnie, celui de Bartolo, le trio bouffe des éternuements de La Jeunesse et des bâillements de L'Eveillé, un trio charmant et le quintette de la fièvre. Cependant, malgré sa valeur, le Barbier de Paesiello se vit délaissé lorsque eut paru à Rome, trente-six ans plus tard, celui de Rossini.
Le Barbier de Séville, opéra bouffe italien, paroles de Sterbini d'après la pièce de Beaumarchais (Le Barbier de Séville), musique de Rossini, représenté à Rome le 26 décembre 1810. Rossini eut, dit-on, terminé sa partition en treize jours, et celle-ci ne brille pas seulement par l'inspiration, qui est d'une richesse éblouissante; elle brille aussi par le style, par la verve, par la grâce, ainsi que par sa forme et sa merveilleuse instrumentation. Elle est non seulement le chef-d'oeuvre de Rossini dans le genre bouffe, mais un chef-d'oeuvre au sens le plus complet du mot. Il en faudrait tout citer pour mettre en relief tout ce qu'elle contient de remarquable : et la cavatine de Figaro, Largo al factotum; et son duo avec le comte; l'air de celui-ci, Io son Lindoro; la scène du balcon; puis la cavatine de Rosine : Una voce poco fa; son duo avec Figaro; l'air de la Calomnie; le finale du premier acte; la scène de la leçon; le quintette de l'arrivée de Basile; le trio de la tempête, etc. Tout est merveille, tout est chaleur dans cette partition étonnante. dont il faudrait encore louer les délicieux récitatifs, si bien en scène et d'un si prodigieux accent.
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Dictionnaire Musiques et danses
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