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Chant Ambrosien
ou
Ambroisien, nom sous lequel on désigne une sorte de plain-chant
dont St Ambroise fut l'auteur, en 386. Ce chant,
suivant Jumilhac, se divisait en chant rythmique ou psalmodique, et en
chant métrique.
"St
Ambroise, dit Théodore Nisard, adopta le genre chromatique, c'est-à-dire
l'altération de certaines notes, comme l'ont enseigné plus
tard les didacticiens du Moyen âge en parlant de la musique feinte
ou colorée. Deux différences radicales existaient entre le
chant de St Ambroise et celui de St Grégoire.
Dans l'un, abandon complet des règles de l'accentuation latine et
adoption du genre diatonique; dans l'autre, genre chromatique, rythme,
accentuation. Dans l'un, musique grave, sévère, adaptée
aux durs gosiers des barbares du nord qui se convertissaient au catholicisme;
dans l'autre, un art plus grec, plus souple, plus élégant,
quelque chose de moins austère et de moins âpre."
St Ambroise emprunta
aux Grecs leurs quatre modes principaux : le dorien, le phrygien, le lydien
et le mixolydien; ces modes, nommés depuis authentiques ou impairs,
sont le 1er, le 3e,
le 5e et le 7e
du plain-chant grégorien. Il adopta aussi le chant alternatif ou
antiphonique, usité chez les Orientaux, et dont l'emploi se répandit
ensuite dans l'Église latine.
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En
bibliothèque - Camille Perego,
la Regela del Canto Ambrosiano, Milan, 1622, in-4°; Jumilhac,
la Science et la Pratique du plain-chant, 2° édit., par
Théodore Nisard et A. Leclerc, Paris, 1847, in-4. |
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