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Morale
Les devoirs; la morale personnelle

La morale pratique 

Les principes de la détermination des devoirs. 
La morale pratique détermine les différentes sortes de devoirs en les déduisant des principes établis par la morale théorique. Ces principes sont les définitions des éléments essentiels de l'idéal moral ou du souverain bien. Ces éléments sont :
1° La notion d'une loi universelle et obligatoire par elle-même. "Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle."

2° La notion de la justice ou du respect des droits d'autrui.

3° La notion de la dignité personnelle.

Ces deux éléments du souverain bien sont les deux aspects d'un seul et même principe : le principe de la valeur absolue de la personne humaine que Kant formulait ainsi :
« Agis de telle sorte que tu traites l'humanité (c'est-à-dire la personne humaine), en toi-même et en autrui, toujours comme une fin, jamais comme un moyen. »
Il est clair en effet que, si l'idéal moral, dans sa plénitude, est la perfection de la nature et de la vie humaines, la première et la plus indispensable condition pour que cet idéal se réalise, c'est que la personne humaine soit d'abord respectée dans sa vie et sa nature.

De là ces deux principes généraux : 

« Ne fais rien de contraire à ta dignité personnelle. »

« Ne fais rien de contraire aux droits d'autrui. »


La notion du perfectionnement moral ou du développement rationnel de la personnalité. 
Cette notion se déduit immédiatement de l'idée même de perfection, identique à celle du souverain bien; elle est une application de cette idée à la nature et à la vie de l'humain. Or l'idée de perfection se ramène : 

1° à celle de l'être, de la réalité ou de la puissance ;

2° à celle de l'ordre ou de l'harmonie. 

Le perfectionnement moral, c'est donc le plus complet épanouissement de notre être, de nos facultés, chacune d'elles cependant étant maintenue en harmonie avec toutes les autres et développée en proportion même de son importance.

Enfin la notion de la solidarité ou de la fraternité humaine. 
Elle repose sur l'idée que, toutes choses égales d'ailleurs, la société vaut mieux que l'individu, et, par conséquent, l'idéal moral est l'idéal non d'une perfection individuelle et solitaire mais d'une perfection sociale qui embrasse virtuellement l'humanité, qui peut-être même la dépasse au point d'envelopper l'univers entier. D'où il suit que l'individu ne doit pas vivre uniquement pour lui-même, mais aussi et principalement pour le Tout.

Quel que soit l'ordre dans lequel on dispose les éléments de l'idéal moral, tous sont évidemment nécessaires, et tous se déduisent de le postulat métaphysique de la plus grande perfection, de la perfection absolue, appliquée à la nature et à la vie humaines.

La classification des devoirs

Mais avant de faire servir ces principes à la détermination des devoirs, il convient tout d'abord de faire la classification des devoirs. Les devoirs peuvent, se diviser soit d'après leur forme, soit d'après leur matière.

La division des devoirs d'après leur forme. 
D'après leur forme, c'est-à-dire d'après la façon dont ils se formulent, on distingue les devoirs positifs et les devoirs négatifs. Les premiers commandent d'agir. Ex. : Cultive ton intelligence, obéis à tes parents, rends à chacun ce qui lui appartient, etc. Les seconds défendent d'agir. Ex.: Ne mens pas, ne vole pas, ne tue pas, etc.

Les devoirs négatifs se rapportent plutôt à la dignité personnelle et à la justice. Ils sont en quelque sorte les plus indispensables, les plus urgents des devoirs : ils énoncent les conditions élémen taires de la moralité. Il y a un grand démérite à les violer, peu ou point de mérite à les remplir. Qui les observe s'abstient de faire le mal : il ne fait pas encore le bien.

Les devoirs positifs se rapportent plutôt au perfectionnement moral ou à la charité. Kant les appelle devoirs de vertu et les oppose aux précédents qu'il appelle devoirs de justice. Ainsi respecter la vie de nos semblables, c'est justice; risquer notre vie pour sauver la leur, c'est vertu.

Ces devoirs expriment donc, non le minimum de moralité, au-dessous duquel la vie morale de l'humain devient impossible et sa nature se dégrade, mais une sorte de maximum, indéterminé d'ailleurs, de telle façon que chacun peut toujours ajouter quelques degrés de plus à la perfection qu'ils nous commandent de poursuivre.

Quelques moralistes appellent les devoirs négatifs devoirs stricts, les devoirs positifs devoirs larges, voulant dire par là qu'on est strictement tenu d'obéir aux premiers et que les seconds sont, en quelque sorte, facultatifs. Cette théorie, très contestable, dédouble l'idéal moral et donne la médiocrité pour but au commun des humains, réservant la perfection pour une élite. Mais il est contradictoire, si les devoirs positifs sont facultatifs, de les appeler devoirs: qui dit devoir dit obligation. La vérité c'est que tout devoir est strictement obligatoire.

Mais il est certain que les devoirs positifs ne peuvent être formulés avec la même précision que les devoirs négatifs. On ne peut prévoir les formes sans nombre qu'ils revêtiront pour chaque personne, dans chaque circonstance, et par conséquent l'obligation qui s'y attache est théoriquement une obligation générale, indéterminée, que chacun doit déterminer lui-même pratiquement en la particularisant selon les circonstances. Les devoirs larges sont donc simplement des devoirs indéterminés; les devoirs stricts des devoirs déterminés. Le devoir le plus large en apparence devient évidemment un devoir strict dès qu'on le suppose déterminé.

La division des devoirs d'après leur matière. 
Au point de vue de leur matière, c'est-à-dire des objets auxquels ils se rapportent, les devoirs peuvent se diviser en :

1° Devoirs envers soi-même;

2° Devoirs envers les autres humains;

3° Devoirs envers un idéal (pour les croyants cet idéal est Dieu).

Quelques moralistes y ajoutent des devoirs envers les animaux et les choses, que d'autres font rentrer plus ou moins indirectement dans les trois classes précédentes.

D'autre part, les devoirs envers les autres humains sont les uns généraux, c'est-à-dire indépendants de la qualité des personnes, les autres particuliers, c'est-à-dire relatifs aux diverses sortes de rapports qui peuvent exister entre les humains (par exemple, rapports des membres de la famille, rapports des membres de l'État, etc.).

On pourrait encore, au point de vue de la matière des devoirs, distinguer d'une part la plus ou moins grande étendue, d'autre part la plus ou moins grande excellence de leurs objets.

D'après l'étendue de leurs objets, les devoirs s'échelonneraient ainsi : devoirs envers soi-même; devoirs envers la famille; devoirs envers la patrie; devoirs envers l'humanité.

D'après l'excellence de leurs objets, les devoirs s'échelonneraient ainsi: devoirs relatifs aux biens extérieurs (richesse, honneur, réputation, etc.); devoirs relatifs aux biens du corps (force, santé, vie); devoirs relatifs aux biens de la personne humaine (vérité, justice, dignité, etc.).

Le conflit des devoirs. 
Par cela même que les devoirs sont divers, il peut se présenter des cas où ils paraissent s'opposer et se contredire. Le conflit des devoirs a été surtout étudié chez les anciens par l'école stoïcienne; il a été l'objet, dans la théologie chrétienne, de toute une science annexe de la morale, la casuistique ou science des cas de conscience.

Voici des exemples de ce conflit. Un homme, qui est le seul soutien de sa famille, a évidemment le devoir de se conserver lui-même, sa vie étant nécessaire à ses enfants : dans une catastrophe où il peut sauver des étrangers, a-t-il le devoir de risquer sa vie? Un fils apprend que son père est complice d'un projet d'assassinat on d'un complot contre l'État : doit-il le dénoncer? etc.

Paul Janet (La morale) a essayé d'établir quelques principes qui permettraient, selon lui, de résoudre ces difficultés. Il distingue d'abord l'ordre des biens et l'ordre des devoirs. L'ordre des biens, c'est l'échelle des devoirs rangés d'après l'excellence croissante de leurs objets. L'ordre des devoirs, c'est l'échelle des devoirs rangés d'après l'étendue croissante de leurs objets. Cette distinction faite, voici les trois principes :

1 ° Quand le conflit a lieu entre un devoir et un autre sous le rapport de l'excellence, l'étendue étant par hypothèse identique de part et d'autre, le devoir le plus excellent l'emporte. Ainsi on doit préférer la vie à la richesse, la dignité ou la justice à la vie.

2° Quand le conflit a lieu entre un devoir et un autre sous le rapport de l'étendue, l'excellence étant par hypothèse identique de part et d'autre, le devoir le plus étendu l'emporte. Ainsi on doit préférer sa famille à soi-même, sa patrie à sa famille, l'humanité à sa patrie.

3° Enfin, quand le conflit a lieu entre un devoir et un autre, à la fois sous le rapport de l'étendue et de l'excellence, le point de vue de l'excellence prime celui de l'étendue, ou, comme dit ce moraliste, l'ordre des biens l'emporte sur l'ordre des devoirs. Ainsi l'honneur étant un bien plus excellent que la richesse, on ne doit pas se déshonorer même pour enrichir sa famille.

Les devoirs envers soi-même

L'humain a des devoirs envers lui-même. La pratique de ces devoirs est la condition indispensable de l'accomplissement des devoirs envers autrui. Il est impossible d'être vraiment juste et charitable si l'on est cupide, emporté, paresseux, intempérant, etc.

Les devoirs individuels ou personnels pourraient donc se déduire en partie de cette formule :

« L'humain doit réprimer en lui-même les tendances contraires et développer les tendances favorables à l'accomplissement de ses devoirs envers autrui. »
Mais, fût-il seul au monde ou séparé de toute société, l'humain aurait encore le devoir de respecter sa dignité et de perfectionner sa nature. 

Les devoirs individuels ont un double fondement :

1° La dignité de la nature humaine, que nous devons respecter en nous-mêmes : delà des devoirs négatifs envers soi-même correspondant aux devoirs de justice envers autrui;

2° La perfectibilité de la nature humaine, que nous devons développer en nous-mêmes : de là des devoirs positifs envers soi-même correspondant aux devoirs de charité envers autrui.

On divise d'ordinaire les devoirs individuels en devoirs relatifs au corps, et devoirs relatifs à l'esprit, et ces derniers en devoirs relatifs à l'intelligence, à la volonté et à la sensibilité.

Les devoirs relatifs au corps. 
La vie, la santé, la vigueur et la souplesse corporelles ne sont pas par elles-mêmes des biens au point de vue moral; mais, dans la mesure où elles sont les conditions et les moyens de la vie de l'esprit et de son aptitude à remplir tous ses devoirs, elles deviennent des biens, et nous devons nous efforcer sait de les conserver, si nous les possédons déjà, soit de les acquérir ou de les développer, si nous ne les possédons pas encore.

De ce principe dérivent les devoirs physiques ou corporels, évidemment subordonnés aux autres devoirs et presque tous indéterminés ou larges.

1° Le premier nous défend de détruire en nous la vie ou de la compromettre inutilement. La vie physique, étant la condition générale de l'accomplissement de tous nos devoirs, doit nous être précieuse à ce titre, mais à ce titre seulement. On peut aussi comprendre le suicide, si vivre n'est plus qu'une  une déchéance ou une souffrance irrémédiables. Si un devoir évident  en exige le sacrifice, il ne faut pas, selon le mot du poète, préférer la vie à l'honneur et perdre par amour de la vie les seules raisons qu'il y ait de vivre :
Summum crede nefas animam praeferre pudori
Et propter vitam vivendi perdere causas. (Juvénal.)
2° Pareillement, on ne doit pas ruiner volontairement sa santé, par des excès d'aucune sorte ni par imprudence.

L'hygiène rentre ainsi indirectement dans la morale : c'est un devoir d'en connaître et d'en pratiquer, autant que possible, les prescriptions. 

3° Enfin on doit s'efforcer d'acquérir ou de développer la vigueur et la souplesse du corps, parce que la faiblesse ou la maladresse physiques empêche ou amoindrit bien souvent l'accomplissement de la plupart des devoirs.

Telle est, en partie, la raison de l'importance que les anciens attachaient aux exercices corporels et à la gymnastique.

Les devoirs relatifs à l'esprit. 
Les devoir individuels qui concernent la vie intellectuelle et morale étaient rapportées par les anciens à trois grandes vertus correspondant à la sagesse, la vertu de l'intelligence, au courage, vertu de la volonté, à la tempérance, vertu de la sensibilité.

La sagesse.
Les devoirs de sagesse sont relatifs ou à l'intelligence même ou à la vérité, objet de l'intelligence.Tout d'abord, on doit prendre garde de ne pas fausser et pervertir son intelligence par une trop grande complaisance pour la rêverie et la fiction; mais on doit au contraire développer en elle des habitudes de réflexion, d'observation, de jugement et de raisonnement, et faire, en quelque sorte, soi-même l'éducation de son esprit. On doit aussi acquérir des connaissances, d'abord celles qui sont les moyens indispensables de toute instruction, puis celles qui se rapportent à nos devoirs, puis celles qui sont nécessaires pour bien remplir notre profession, enfin toutes celles qu'il nous est possible d'acquérir.

Instruis-toi : tous ces devoirs se résument dans ce mot. L'instruction, en effet, est doublement nécessaire. D'abord, il faut être éclairé pour bien remplir tous ses devoirs. Une volonté ignorante peut faire le plus grand mal avec l'intention de faire le bien; mais elle n'est excusable que si son ignorance est involontaire. Ensuite, la science est par elle-même un bien désirable. Il serait absurde de supposer que l'idéal d'un être raisonnable consiste à ne pas user de sa raison.

A l'égard de la vérité, le devoir de l'aimer et de la rechercher se confond avec le devoir de s'instruire; mais, tout en la recherchant, nous devons nous tenir en garde contre l'erreur. Ainsi on ne doit admettre aucune opinion sans l'avoir examinée et en avoir reconnu l'évidence ou les preuves, quelles que soient les raisons d'intérêt ou de sentiment qui porteraient à y croire. Si on l'admet sans preuves suffisantes, ce ne peut être qu'à titre de simple croyance et non de certitude, et en la subordonnant aux vérités certaines. D'autre part, a-t-on reconnu la vérité d'une opinion, on doit l'admettre, quelles que soient les raisons d'intérêt ou de sentiment qui pourraient en détourner.

Ces devoirs se résument dans ces mots : Sois sincère envers toi-même.

L'expression de la vérité se fait soit par le discours, soit par la conduite. Il ne faut jamais altérer la vérité. Le mensonge est contraire non seulement à la justice et à la charité, mais encore à la dignité personnelle. Il est permis en certains cas de taire la vérité; mais, quand on est obligé de parler, on ne doit dire que ce que l'on pense. 

D'autre part, il faut conformer sa conduite à ses croyances. Les mêmes raisons qui condamnent le mensonge condamnent aussi le respect humain et l'hypocrisie.

Le courage. 
La volonté, avec la liberté qui en est le caractère propre, est la condition première de toute moralité. L'humain qui ne s'appartient pas à lui-même, qui est l'esclave des autres humains ou des choses, n'existe pas moralement C'est pourquoi, dans nos relations avec nos semblables, nous ne devons jamais abdiquer notre liberté entre leurs mains. L'esclavage volontaire, qu'il ait pour cause l'intérêt, la paresse, la crainte ou l'amour, est un suicide moral.

Nous ne devons pas non plus nous laisser volontairement asservir, exploiter, opprimer par autrui : nous devons défendre nos droits, toutes les fois que nous ne pourrions y renoncer sans danger pour notre dignité et notre sécurité physique ou morale. Supporter l'injustice sans résistance, soit par lâcheté, soit par fausse humilité, c'est encourager l'injustice elle-même et par là se rendre coupable à la fois envers ceux qui en seront plus tard les victimes et envers ceux qui la commettent.

Le devoir de conserver son indépendance et sa dignité personnelles n'exclut ni la modestie et la déférence pour toutes les supériorités légitimes, ni les engagements d'intérêt ou d'amitié qui nous lient à autrui, ni le pardon des injures.

Dans nos relations avec les choses, nous devons aussi nous efforcer de rester maîtres de nous-mêmes. De là le devoir de patience qui commande de supporter la douleur, et le devoir de courage qui commande de l'affronter et, s'il le faut, de s'exposer au danger et à la mort. Ils pourraient se résumer dans ces deux mots : 

« Exerce et fortifie ta volonté. » 
Une volonté libre et forte est, en effet, la condition de l'accomplissement de presque tous les devoirs, et elle ne peut s'acquérir d'un seul coup au moment même où elle est le plus nécessaire.

La tempérance. 
A l'égard de la sensibilité, le devoir le plus général, c'est de ne se laisser jamais entraîner à une action par un sentiment, quelque vif qu'il soit, quelque innocent ou noble qu'il paraisse, sans être certain que l'action est bonne en elle-même.

Les sentiments les plus légitimes, les meilleurs peuvent, en effet, nous conduire à la violation de nos devoirs, quand ils ne sont pas contrôlés par la raison et maîtrisés par la volonté.

On doit donc surveiller et discipliner tous les sentiments. A ce devoir de modération se joint un devoir de culture. Parmi les sentiments, il en est de mauvais (colère, envie, moquerie, haine); il en est d'inoffensifs qui deviennent dangereux dès qu'ils dépassent une certaine mesure (la plupart des sentiments personnels); il en est enfin qui sont naturellement amis de la moralité (tendresse, pitié, bienveillance, amitié, amour du beau, amour de la vérité, etc.). Il faut extirper de soi les premiers, contenir les seconds dans de justes bornes, développer les derniers, en un mot faire soi-même l'éducation de sa sensibilité.

Le travail. 
Tels étant les principaux devoirs de l'humain envers lui-même, on peut se demander quels sont les moyens pratiques d'acquérir les trois grandes vertus de la sagesse, du courage et de la tempérance.

Ces moyens se ramènent, ce semble, à deux principaux : la connaissance de soi-même, le travail.

Pour être à soi-même son éducateur, il faut évidemment se connaître et par conséquent s'étudier soi-même. L'examen de conscience est un excellent moyen de perfectionnement moral.

Le travail est l'application soutenue de toutes nos facultés à une action utile : il intéresse la sensibilité, il exerce l'intelligence, il fortifie graduellement la volonté. L'humain étant fait pour agir, celui qui ne travaille pas n'est pas pour cela inactif; mais son activité se dépense au hasard, en des actions futiles ou mauvaises. L'oisiveté, dit le proverbe, est la mère de tous les vices. Le travail, pourrait-on dire, est le père de toutes les vertus, et particulièrement du courage. Le paresseux est souvent lâche. 

Les devoirs relatifs aux animaux et aux choses. 
On peut rattacher aux devoirs envers soi-même les devoirs relatifs aux animaux et aux choses.

L'humain, en effet, dans ses rapports avec les autres êtres vivants, se doit à lui-même d'agir en humain, c'est-à-dire en être raisonnable et libre. Il ne doit donc pas gaspiller, abîmer, détruire sans raison c'est-à-dire sans nécessité, ou pour satisfaire des passions qui l'aveuglent et l'asservissent.

On peut ajouter qu'il doit aux autres humains de ne pas s'accoutumer à la cruauté en faisant souffrir les animaux et de ne pas les priver sans nécessité d'objets qui peuvent leur être utiles.  (E. Boirac).

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