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Tympan
(architecture). - Partie de fronton encadrée par trois corniches,
celle horizontale et les deux rampantes, dans les frontons
triangulaires, et par deux corniches seulement, celle horizontale et celle
circulaire, dans les frontons circulaires. Le tympan reste nu ou est orné
de motifs d'architecture, de sculpture,
de peinture et de mosaïque;
il peut être aussi percé d'une baie; généralement
de forme circulaire, un oculus ou un oeil, oeil recevant parfois un cadran
d'horloge.
On appelle, par analogie,
tympan de porte ou de fenêtre,
l'espace compris
entre l'intrados
de l'arc qui couronne une porte ou une fenêtre
et la corniche ou le linteau qui supporte les naissances de cet arc : c'est
ainsi que, dans une ordonnance d'architecture composée de portes
et de fenêtres formées par des arcades,
on voit fréquemment un tympan souvent ajouré dans les arcades
aménagées en portes ou en passages.
Tympan
du portail de la Vierge (Notre-Dame de Paris).
Cette sorte de tympan
est, surtout dans les divers styles d'architecture
du Moyen âge, décorée de bas-reliefs
disposés par zones, et ces bas-reliefs étaient quelquefois
recouverts de peinture, comme autrefois au tympan de la porte rouge, de
la cathédrale Notre-Dame de Paris
(ci-dessus), lequel représente la glorification de Marie
dans le ciel avec, aux côtés du Christ
et de sa Mère, saint Louis et la reine
Marguerite de Provence.
On appelle encore
tympan la surface plane ou ajourée formant un triangle ou mieux
un rectangle curviligne compris entre l'extrados d'un arc circulaire ou
ogival et les deux lignes rampantes surmontant cet arc. Les tympans ont,
à toutes les époques, fourni un champ des plus féconds
à la décoration, surtout dans les édifices du Moyen
âge consacrés au culte. (Charles Lucas).
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Tympan
de l'église Saint-Etienne de Fécamp. (©
Photos : Serge Jodra, 2009 - 2010).
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