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Dictionnaire
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| Sérapéum.
- Sérapéum est le nom que les Grecs d'Égypte Ces papyrus nous apprennent que le groupe d'édifices, dont le grand sérapéum formait le centre, comprenait, outre un Anubidion, un Astarteion et un Asclepieion, de vastes dépendances pour les prêtres de tout rang, des écoles et même des auberges ouvertes aux fidèles de passage. L'autorité civile y avait aussi ses quartiers. Le bureau de l'archiphylacite ou chef de la police militaire, était dans l'Anubidion. Parmi le personnel sacerdotal, les papyrus mentionnent deux religieuses appelées les Jumelles, chargées de faire les libations à l'Hapis mort. Il y avait aussi une catégorie de reclus (katochoi), parmi lesquels quelques Grecs vivant une véritable vie monacale. On peut ainsi se représenter ce
sérapéum d'époque ptolémaïque Le Sérapéum égyptien
fut découvert par Auguste Mariette en
1851, au cours d'une exploration que ce savant faisait de la nécropole
de Saqqârah « Le Sérapéum est bâti en un lieu tellement envahi par le sable, qu'il s'y est formé par le vent de véritables dunes et que, quand nous le visitâmes, les sphinx étaient déjà ensevelis, les uns jusqu'à la tête, les autres jusqu'à mi-corps seulement... »L'avenue que ces sphinx, au nombre de 141, bordaient, fut d'abord déblayée : elle se dirigeait de l'Est à l'Ouest, puis, décrivant une courbe, se terminait brusquement vers le Nord. Des tombeaux en bordure sur l'allée, d'autres épars dans le voisinage furent en même temps mis au jour : c'est dans l'une de ces dernières sépultures, antérieure de plusieurs millénaires au Sérapéum, que se trouvait la célèbre statue du scribe accroupi exposée au Louvre. Les fouilles continuées pendant
quatre ans furent des plus fécondes. On vit sortir du sable, au
delà du tournant décrit par les derniers sphinx C'était, selon toute vraisemblance,
l'enceinte de la grande chapelle funéraire d'Hapis qui devait s'élever
sur la sépulture du dieu-taureau. Aucune trace de ce sanctuaire
ne fut retrouvée; par contre, l'entrée du vaste souterrain
qui abritait les momies sacrées ne tarda
pas à apparaître au fond d'une tranchée. Chacune des
momies étaient enfermée dans un grand sarcophage de granit
ou de basalte occupant une des chambres creusée au fur et à
mesure des besoins dans l'une ou l'autre des parois du souterrain. Sur
vingt-huit chambres, vingt-quatre contenaient encore leur sarcophage, mais
les momies ne s'y trouvaient plus. Primitivement, l'Hapis une fois enseveli,
la chambre était murée, et des stèles étaient
encastrées dans le mur ainsi que dans les parties voisines de l'ouverture.
Un couloir à ciel ouvert mettait le grand souterrain en communication
avec un souterrain plus petit, dont les chambres irrégulières,
mal creusées, renfermaient des cercueils de bois encore pourvus
de leurs momies. Les restes de vingt-huit Hapis ainsi que ceux du prince
royal Khamouas, fils de Ramsès Il et grand-prêtre de Ptah Les fouilles pratiquées dans la grande enceinte permirent la découverte de plusieurs caveaux isolés et disséminés sans ordre apparent. L'une de ces tombes, encore vierge, contenait deux Hapis contemporains de Ramsès II, d'autres appartenant aux règnes d'Aménôthés ou Aménophis III, de Toutankhamon, d'Haramheb (Harmaïs) et de Séti Ier. En résumé, l'enceinte du Sérapéum comprenait : 1 ° des tombes isolées correspondant à une période s'étendant d'Aménôthès III à Ramsès II;Au-dessus s'élevaient un temple funéraire et probablement plusieurs petites chapelles isolées dont les restes ont disparu. Le grand souterrain, violé dès l'antiquité, n'a livré que des stèles, mais par centaines. Elles contiennent des renseignements précieux. A la fois épitaphes et ex-votos, elles nous font connaître les dates des règnes pendant lesquels furent ensevelis les Hapis et d'autres renseignements d'un grand intérêt chronologique, historique et religieux. Le souterrain latéral de Ramsès Il et l'une des tombes isolées qui avaient échappé aux spoliateurs ont livré, indépendamment d'un grand nombre de stèles, les magnifiques bijoux au nom de Khamouas, qui sont au Louvre, ainsi que la plus grande partie des stèles, des sculptures et des canopes |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.