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Saverne
(allemand Zabern) est une commune de la France ,
dans le département du Bas-Rhin, au pied des Vosges et sur le canal
de la Marne au Rhin. Population : 11,200 habitants.
Eglise évangélique et deux églises
catholiques, château (jadis siège
de l'évêché, cons, truit en 1780 par le cardinal prince
de Rohan), musée d'antiquités (ancien château du XVe
s.), pierre miliaire en forme d'obélisque, érigée
en 1661; église des XIIIe, XIVe
et XVe siècles, avec une chaire
de Hammerer (1486), auteur de la chaire de la cathédrale
de Strasbourg;
tour carrée du XIIe siècle,
à cinq étages. Dans le voisinage, à l'Est, sur des
sommets boisés, ruines des châteaux féodaux de Roch-Barr
(démantelé en 1650 par une clause du traité de Westphalie ),
Gross et Klein-Geroldsek, Greifenstefn, à l'Ouest, la grotte de
Saint-Veit, les chapelles Barbara et Michaelis,
un énorme rocher de grès rouge haut de 20 m, le Saut du Prince.
Depuis 1737, une belle route, célébrée par Goethe
dans Poésie et Vérité, conduit à Phalzbourg
en passant les Vosges un obélisque y est élevé à
la limite de l'Alsace
et de la Lorraine .
Saverne était déjà
du temps des Romains une localité importante
sous le nom de Tres tabernae, détruite par les Alamans
en 355; elle fut reconstruite par l'empereur Julien. Au Moyen âge ,
elle devint la propriété des évêques de Metz,
puis de ceux de Strasbourg;
prise en 1525 par les paysans révoltés, elle fut reprise
par le duc Antoine de Lorraine ;
qui massacra les 20.000 paysans malgré
la capitulation convenue. En 1622, Saverne résista au comte de Mansfeld,
mais pendant la guerre de Trente ans les Français et les Impériaux
l'occupèrent. Le château, détruit
par les Impériaux, reconstruit en 1670, fut brûlé en
1779; le cardinal de Rohan le fit rebâtir en 1784, en qualité
d'évêque de Strasbourg, mais n'ont pas le temps de le terminer,
à cause de la Révolution;
en 1852, Louis-Napoléon l'affecta
aux veuves des chevaliers de la Légion d'honneur; en 1871 enfin,
il a été transformé en caserne. |
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