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Santiago

Santiago de Chile (espagnol Santiago de Chile est une ville de l'Amérique du Sud, capitale du Chili, à 110 km à vol d'oiseau de son port sur le Pacifique, qui est Valparaiso; à 1130 km à l'Ouest-Nord-Ouest de Buenos Aires; à un peu plus de 2500 km au Sud-Sud-Est de Lima, qui est l'autre grande cité du versant sud-américain du Pacifique; à 550 m environ d'altitude, sur un torrent des Andes, le Mapocho, qui se verse dans la rive droite du Maipo, lequel est tributaire de l'Océan Pacifique; 4,84 millions d'habitants en 2012.

Santiago est une ville originale, ce qui ne peut se dire de la plupart des grandes cités américaines, dont la banalité est désespérante, presque toutes n'étant qu'un tracé de parallèles et de perpendiculaires qui ne laisse rien à l'imprévu. On y remarque avant tout l'Alameda ou avenue, qu'ombragent quatre allées de hauts et beaux peupliers et qui n'a pas moins de 80 m de largeur, de 5 km de longueur; elle se termine au Mapocho, large torrent, grève sans eau : non parce que les Andes ne lui en envoient pas, mais parce que des canaux la lui enlèvent en amont de Santiago. De nombreux ponts traversent cette grève plutôt que ce torrent, l'un d'eux, fort ancien (colonialement parlant) et fait de dix arches en plein cintre.
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Santiago du Chili : Parlement.
Le palais du Parlement (Congreso nacional) à Santiago du Chili, vers 1900.

De monuments, dans le grand sens artistique du mot, il n'y en a guère ou il n'y en a pas, non plus que dans presque toutes les villes hispano-lusitano-anglo ou franco-américaines. On peut citer : la Moneda, c.-à-d. la Monnaie, qui est le palais du président de la République; la cathédrale, très grand mais très banal édifice du XVIIIe siècle, en style jésuite, l'archevêché, la mairie, l'intendance, l'hôtel des postes, tous " monuments " entourant la place de l'Indépendance ou place d'Armes; le palais du Congrès national (Parlement); le grand théâtre ; la maison Cousiño, la plus artistique de la ville  enfin, sur des places, des statues des héros de la guerre de l'Indépendance, O'Higgins et San Martin, celles d'autres Chiliens fameux, la statue de Christophe Colomb, etc. Les rues sont bordées de maisons qui n'ont généralement qu'un étage et qui entourent un patio, cour carrée plantée d'oliviers. 

Santiago, dit fort bien A. Carrion, est une ville de luxe : l'agitation de la vie mondaine, sociale et politique l'emporte sur l'activité commerciale. Les sévères bureaux du gros négociant abondent à Valparaiso; à Santiago, on voit surtout des magasins d'objets de luxe et de nouveauté, aux somptueux étalages. Le centre commercial paraît bien réduit en proportion de l'étendue fort considérable de la capitale, avec ses vastes constructions espagnoles, ses superbes palais modernes, ses parcs, ses boulevards, ses jardins. 

Santiago étant dans l'hémisphère austral les saisons sont « retournées ». Chaleur  la plus forte observée, 32,90 °C ; froid le plus vif -4,3° C. Très peu de pluie (328 mm par an en quarante-cinq jours), 21 tremblements de terre en vingt-deux ans, soit un par année. (GE).

Santiago de Cuba. - Ville de l'île du Cuba,  avec un port à l'embouchure du Santiago, à 726 km à l'Est-Sud-Est de La Havane, dans la partie est de l'île sur la côte Sud; au fond d'une baie de 12 km de profondeur, ramifiée en plusieurs baies secondaires : Miradero, Cajuma, Cabanitas, Vispero; 556 000 habitants.
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Santiago de Cuba : la cathédrale.
La cathédrale de Santiago de Cuba sur une ancienne photographie.

Le port de Santiago est un des plus vastes et des plus sûrs des Antilles; le goulet d'accès est profond, mais n'a que 100 m, de large entre le Morro et la Socapa, où étaient des forts qui défendaient la ville. Avec ses maisons basses et bariolées, entourées de jardins, la ville, adossée à la sierra Maestra, est la plus belle de toute l'île; mais cet écran de montagnes la rend très chaude et insalubre et a rendu difficile l'établissement des communications terrestres avec le reste de l'île.

Santiago eut un rôle décisif dans la guerre hispano-américaine de 1898. L'amiral espagnol Cervera s'y réfugia avec sa flotte le 19 mai 1898, afin de faire du charbon (qu'il ne trouva pas). Il y fut bloqué par la flotte américaine de l'amiral Sampson. Les Américains, décidés à s'emparer de l'escadre ennemie, débarquèrent le 20 juin aux abords de Santiago, et leur général Shafter s'efforça d'investir la ville défendue par le général Toral, du côté de la terre. Après de sanglants combats, ils avaient progressé, mais sans réduire la ville, et semblaient à la veille d'être obligés, par l'état sanitaire, de rembarquer leurs troupes, d'autant plus qu'une tentative faite par le lieutenant Hobson pour obstruer le goulot et « mettre en bouteille » la flotte espagnole en coulant un navire américain dans la partie la plus étroite avait échoué ; mais le généralissime espagnol, maréchal Blanco, qui n'avait rien fait pour secourir Santiago, donna l'ordre absolu de sortir à l'amiral Cervera. Celui-ci obéit le 3 juillet, et ses 4 croiseurs, qui n'avaient ni grosse artillerie ni charbon, furent successivement incendiés et coulés par les Américains, le 14 juillet. La suite de ce désastre fut la capitulation de Santiago. (GE).

Santiago-del-Estero. - Ville d'Argentine, chef-lieu de la province du même nom, fondée en 1533 par San Francisco de Aguirre, au bord du rio Dulce, à 200 m d'altitude; 355.000 habitants. Climat d'une moyenne de 21,6 °C avec 613 mm de pluie par an. (GE).
Santiago de los Caballeros. - Ville de la République Dominicaine, réunie en 1801 à l'Espagne, qui l'a abandonnée en 1865, à 154 km au Nord-Ouest de Saint-Domingue, dans une plaine. Population : 535 000 habitants. Bâtie en 1504, elle est une des plus anciennes villes de l'Amérique.
Santiago de Compostella Saint Jacques de Compostelle.
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Dictionnaire Villes et monuments
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