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Saint-Chamond
(Sanctus Annemundus, San Chamon) est une commune de la France ,
dans le département de la Loire. Population-:
37,400 habitants.
Placée au point d'intersection de
plusieurs voies antiques ,
traversée par l'aqueduc qui conduisait
à Lyon
les eaux du Gier, Saint-Chamond fut occupée pendant l'époque
de la domination romaine .
Jusqu'au XIe siècle elle fut possédée
par les comtes de Forez ;
Guy II en 1173 céda à l'archevêque de Lyon, Guichard,
la suzeraineté des deux châteaux
de Saint-Chamond, que possédait la maison de Jarez et qu'elle conserva
jusqu'en 1344. Gui ou Guigne ler de Jarez
donna, le 11 novembre 1224, une charte de franchise aux habitants de Saint-Chamond.
A la maison de Jarez succédèrent celle des Durgel-Saint-Priest,
par le mariage de Matalone de Jarez avec Josserand Durgel, puis, au XVIe
siècle, celle des Mitte de Chevrières, par le mariage de
Jacques Mitte avec Gabriel Durgel de Saint-Chamond, en 1577; au XVIIe
siècle, les La Vieuville, dont l'un, Charles-Emmanuel, épousa,
en 1684, Marie-Anne Mitte de Chevrières, et enfin au XVIIIe
siècle, les Mondragon qui, en 1768, acquirent des La Vieuville la
terre de Saint-Chamond. Cette seigneurie, qui portait le titre de première
baronnie du Lyonnais, avait été érigée en marquisat
en 1616. Sous la Révolution,
Saint-Chamond porta, pendant quelque temps le nom de Saint-Chamond et
Vallée-Rousseau.
Située au confluent du Gier et du
Janon, Saint-Chamond fut, dès le XVIe
siècle, un centre industriel. La houille y est abondante et le district
houiller, comprenant les communes de Saint-Chamond, de Saint-Julien-en-Jarez,
de Saint-Martin-Acoallieu et d'Isieu, occupe une superficie de 3532 hectares.
Dès le XVIIIe siècle, des
forges, des fonderies et des hauts fourneaux s'y sont développés
(clouterie forgée Neyrand, fondée en 1740; forge Germain
Morel; fonderies et forges de l'Horme; compagnie des hauts fourneaux, forges
et aciéries de la marine et des chemins de fer, ayant pour origine
une succursale de la maison Petin-Gaudet de Rive de Gier et, en 1874, sous
la direction de A. de Montgolfier; forges et aciéries de Saint-Chamond,
fondées en 1843, etc). Très anciennement, l'industrie de
la soie se développa à Saint-Chamond. Gayotti, au début
du XVIe siècle, y apporta ses moulins
à la bolonaise et, vers 1700, Jean-François Palerme y introduisit
les procédés de fabrication en usage à Bâle;
de 1700 date l'importation des métiers à la zurichoise; elle
y fut très florissante jusqu'au dernier tiers du XIXe
siècle; par la suite la rubanerie a quelque peu déserté
Saint-Chamond pour se concentrer à Saint-Etienne. Une autre industrie,
celle des lacets, y resta prospère. Elle était due à
Jean-François Richard.
La ville est le lieu de naissance de Dugas-Montbel,
et ses papiers sont conservés à la bibliothèque
de la ville.
Les armes de Saint-Chamond sont : parti
au 1er d'argent à la fasce a, gueules,
au 2 d'azur. (Maurice Dumoulin). |
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