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| L'ancienne Abbaye
royale de Royaumont est située dans le Val-d'Oise, sur la
rive gauche de l'Oise Louis VIII avait ordonné par son testament, dit-on, que le prix de ses bijoux fût employé à fonder un monastère. Son fils, Saint Louis, exécuta fidèlement ses volontés. II fit bâtir avec la somme léguée, qu'il augmenta beaucoup par ses libéralités, l'illustre abbaye de Royaumont. On raconte que le roi, autant par dévotion que par délassement, se joignait quelquefois aux ouvriers pour travailler à l'église. Ce lieu devint pour lui, par la suite, une douce retraite, où il allait de temps en temps se reposer du tumulte des affaires, des soucis du trône, et où il implorait avec larmes son secours et l'appui de la divinité pour bien régler ses affaires. L'abbaye royaye de Royaumont fut peuplée
par des religieux venus de Cîteaux. Sept ans après sa fondation,
le 19 octobre 1235, sa basilique fut consacrée par Jean, archevêque
de Mitylène, en l'honneur de la sainte Croix, de la sainte Vierge,
et de tous les saints. Le royal fondateur assista
lui-même à cette cérémonie, et assigna 500 livres
de rente annuelle, pour l'entretien de 60 religieux clans ce monastère.
Il lui fit don plus tard, en 1249, par un diplôme daté de
Damiette Le frère de Saint Louis, Philippe, surnommé Dagobert, Blanche, sa fille aînée, morte dans son enfance, en 1213, et quatre de ses fils furent inhumés dans cette abbaye. Le tombeau du fils aîné de saint Louis, Louis de France, fut transporté, en 1791, au musée des Augustins, à Paris (un bas-relief en disparut, à cette époque; mais on l'a retrouvé au cimetière du Père-Lachaise, appliqué sur le monument d'Héloïse et Abélard); plus tard, Viollet-le-Duc le restaura, et il est aujourd'hui dans l'une des travées de la nef de la basilique de Saint-Denis. Les bâtiments de l'abbaye survécurent
à la tourmente révolutionnaire, et abritèrent jusqu'à
la fin du XIXe siècle un orphelinat
des soeurs de la Sainte Famille. Plus tard ils furent transformés
en une magnifique filature de coton.
Vues de l'Abbaye de Royaumont. Photos : © Serge Jodra, 2009.
La tête de saint Thomas de Canterbury, renfermé dans une belle châsse, se gardait autrefois à Royaumont. C'était un présent fait, dit-on, à cette abbaye, par saint Louis, son fondateur. Il est fait mention de cette relique dans plusieurs hagiographes, et dans l'inventaire des reliques de Royaumont, lequel fut copié dans le XVe siècle, d'après un autre inventaire plus ancien. Mais les archives du monastère n'existent plus; elles ont été brûlées par les calvinistes. On connaît sous le nom de Bible
de Royaumont, un recueil de figures tirées de l'Ancien Testament |
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