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Royan (Roianum,
Regianuin) est une commune de la France ,
dans le département de la Charente-Maritime, sur la rive droite
et à l'embouchure de la Gironde. Port de pêche. Population
: 17,100 habitants.
Bâtie en partie sur des rochers qui
dominent l'embouchure du fleuve, en face de la pointe de Grave, Royan développe,
le long de la côte, 6 km de boulevards bordés de grands hôtels
ainsi que de jolies villas et encadrés de forêts de pins.
Le boulevard Thiers, entre la terrasse de Foncillon, près du port,
à l'Ouest, et le square Botton, où s'élève
une statue en bronze
d'Eugène Pelletan, à l'Est, est le rendez-vous des vacanciers.
Au-dessus de la terrasse de Foncillon, le casino de Foncillon, inauguré
en 1885, dresse ses deux campaniles Renaissance .
De l'autre côté du square Botton
est un second édifice du même genre, à la fois très
vaste et très luxueux, le casino Municipal, construit en 1895. L'église
paroissiale, de style gothique, ne
date que de 1878. A signaler encore, dans le faubourg qui domine la ville,
le château de Mons, construction du
XVIIIe siècle, et la vieille église
Saint-Pierre, du XIe
siècle, reste
d'un prieuré dont Brantôme
fut titulaire. Depuis 1898, une jetée-débarcadère
en eau profonde permet l'abordage des bâtiments de fort tonnage à
toute heure de la marée.
Le climat de Royan est, en tout temps,
très tempéré. Les plages où conches, de forme
semi-circulaire, sont au nombre de quatre, toutes en pente douce et couvertes
d'un sable fin. Ce sont, en se dirigeant de l'Est vers l'Ouest : d'abord
la Grande Conche, qui se développe sur 4 km, de la pointe de Valière
jusqu'au port; la plage de Foncillon, en face du casino du même nom;
les petites conches du Chay et du Pigeonnier, près de l'ancien fort;
enfin la conche de Pontaillac, la plus pittoresque et celle ou la mer est
la plus forte.
On suppose que Royan est le Novioregum
des Romains; mais les érosions de la
mer ont effacé tout vestige de l'ancien littoral. Dès le
XIe siècle, la ville avait un port
assez important, avec, un château fortifié.
Jusqu'au XIVe siècle, elle appartint
aux seigneurs de Didonne et aux familles alliées de Tonnay-Charente
et de Matha. En 1399, elle fuit confisquée au profit de Renaud VI
de Pons, puis, après avoir appartenu quelque temps aux Anglais,
passa successivement aux maisons de Taillebourg (1450), de laTrémoille
(1501), de Montmorency-Luxembourg (1696). Elle resta dans cette dernière
jusqu'à la Révolution.
Elle avait joué, à raison de sa situation, qui en faisait
la clef de Bordeaux,
un rôle assez important dans les guerres avec les Anglais
et dans les guerres de religion. En 1242, Henri
IlI y avait débarqué pour aller faire campagne contre
saint Louis. En 1442 et en 1450, pendant la guerre
de Cent ans ,
elle avait été assiégée par les Anglais. Les
catholiques et les protestants se la
prirent et reprirent réciproquement en 1569, en 1573, eu 1586. En
1622, Louis XIII y vint assiéger Soubise,
et, s'en étant emparé, rasa les fortications et démolit
le môle. Elle périclita ensuite. (GE). |
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