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Rambouillet.
- La ville de Rambouillet (dans les Yvelines, près de Paris ),
s'est élevée au milieu de la vaste forêt (plus de 12
000 hectares) qui, avant de porter son nom, fut longtemps appelée
forêt d'Yveline. Elle a appartenu successivement au domaine royal
des souverains mérovingiens
(époque à laquelle la ville porte le nom de Rumbelitum),
à la maison des comtes de Montfort, aux seigneurs de La Roche-Tesson
et à la famille Bernier, qui, en 1368, la donna en échange
d'autres terres à Regnault d'Angennes,
premier valet tranchant de
Charles Vl. François
Ier, mourut,
le 31 mars 1547, dans une chambre du premier étage de la tour du
château. La terre de Rambouillet fut
érigée en marquisat en 1612; Charles d'Angennes la possédait
alors : Charles d'Angennes, mari de la marquise
de Rambouillet, dont le salon de l'hôtel de Rambouillet ,
à Paris, fut célèbre au XVIIe
siècle. Après lui, le marquisat de Rambouillet passe au duc
de Montausier, mari de Julie d'Angennes, puis au duc d'Uzès ,
qui avait épousé une fille de Julie d'Angennes. La duchesse
d'Uzès mourut sans postérité : après la mort
du duc, un décret du Parlement adjugea Rambouillet à Fleuriau
d'Armenonville, directeur général des finances, qui le revendit
au comte de Toulouse
en faveur de qui le marquisat fut érigé en duché-pairie.
Plus tard, Louis
XVI l'acquit du duc de Penthièvre
et y fit des embellissements considérables; Marie-Antoinette
et lui y séjournèrent à plusieurs reprises. La reine
fit installer, à l'extrémité du parc, une laiterie
modèle; le roi y créa une ferme nationale où furent
élevés les premiers moutons mérinos importés
en France ,
et dont les bâtiments ont servi à partir de 1871, à
l'École des bergers, qui y a été fondée à
cette date. La Révolution démembra Rambouillet, n'en gardant
que le château, le parc et la forêt, à titre de biens
nationaux. Napoléon Ier
résida quelquefois à Rambouillet, et y signa, le 9 juillet
1810, le décret qui réunissait la Hollande à l'empire
français; il y revint quelques années plus tard, après
Waterloo ,
et y passa la nuit du 25 au 26 juin 1815.
Si Louis XVIII
ne vint à Rambouillet qu'une seule fois, Charles
X, au contraire, aimait à y chasser ; c'est là qu'il
signa, le 2 août 1830, son abdication, et, sur la nouvelle que 25000
hommes armés marchaient sur Rambouillet, il en partit précipitamment,
dans la soirée du 3 août, pour se diriger vers Cherbourg .
Le château et le parc furent alors
loués, pour douze ans, au baron Schickler, puis au comte Duchâtel,
enfin à un entrepreneur de fêtes qui les transforma en établissement
public. Sous le second Empire, Rambouillet fit partie de la liste civile
de Napoléon III, qui, accordant ses
préférences à Compiègne ,
n'y vint qu'à de longs intervalles et n'y séjourna que de
courts instants. Sous la troisième République, le maréchal
Mac-Mahon, J. Grévy et Sadi Carnot y vinrent chasser, mais sans
jamais y séjourner. En 1896, le président Félix Faure
fit faire au château de grands travaux d'installation et y passa
désormais une partie de l'été; les présidents
suivants feront de même.
Le
château de Rambouillet.
Le château,
dont l'existence est déjà attestée au milieu du XIIe
siècle, a souvent été remanié et reconstruit
et n'offre, comme vestiges du XIVe siècle,
qu'une grosse tour ronde à créneaux et à mâchicoulis.
L'église est moderne. L'hospice a été
fondé en 1731 par la comtesse de Toulouse .
(F. Bournon). |
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