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Pradelles
(Castrum de Pratellis, Prata alata; la ville a trois ailes pour
armoiries). - Commune du département de la Haute-Loire; 590 habitants.
Une des villes les plus élevées de France ,
1200 m d'altitude. Elle fait partie du Vivarais jusqu'à la Révolution,
quoique dépendant pour la justice de la sénéchaussée
du Puy.
Elle appartenait, jadis à plusieurs seigneurs pariers, dont chacun
avait sa tour, sa justice; ses cens et ses rentes. Les seigneurs dominants
ont été successivement les Châteauneuf-Randon, les
Polignac, puis les barons de La Roche en Régnier, les Ventadour
et finalement les Montagut, vicomtes de Beaune,
dont la dernière descendante était la femme du général
de Lamoricière.
Pradelles eut fort à souffrir des
ravages des routiers au XIVe
siècle et des guerres religieuses au XVIe.
Le 10 mars 1588, cette ville faillit être surprise par le chef protestant
Chambaud, et c'est une femme du peuple, Jeanne Verdette, qui détermina
la retraite des assaillants, ayant tué un de leurs chefs d'un coup
de pierre. L'anniversaire de cet événement est encore célébré
solennellement à Pradelles le 10 mars de chaque année. Le
sanctuaire de Notre-Dame de Pradelles est l'objet d'un pèlerinage.
Cette ville fut le berceau du compilateur Jean Baudoin, l'un des premiers
membres de l'Académie française.
(A.
M.). |
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