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| Picquigny
(Pinchiniacum) est une commune de la France C'était le chef-lieu d'une seigneurie
très considérable, une des principales baronnies du royaume.
On croit qu'elle était originairement franc-alleu; elle passa, sans
doute par dévotion, dans la mouvance de l'évêque d'Amiens
et dans celle de l'abbaye de Corbie La première maison de Picquigny
s'éteignit en 1398 avec Marguerite II, femme de Robert III, dit
Wautier, seigneur d'Ailly-le-Haut-Clocher; en 1695, à la mort de
Charles d'Albert d'Ailly, duc de Chaulnes, la seigneurie passa à
Charles-Honoré, duc de Chevreuse, son cousin et héritier
institué. Le 27 avril 1774, elle fut mise en vente, pour payer les
dettes de Louis-Marie-François-Romain de Chevreuse, duc de Chaulnes,
et achetée par un riche juif nommé
Liefman Calmer, bourgeois de La Haye En 943, Guillaume Longue-Epée, duc
de Normandie Il reste encore des ruines assez considérables du château, dont les parties les plus anciennes ne paraissent pas antérieures au XIVe siècle. L'église, ancienne collégiale de Saint-Martin, enfermée dans l'enceinte du château, est un intéressant édifice composé d'un transept en partie de l'époque romane, voûté au XVIe siècle, d'une nef non voûtée avec bas-côtés de même du commencement du XIIIe siècle, et d'un choeur avec chevet à quatre pans, terminé par un angle, du XVIe siècle, gothique, couvert d'une voûte en pierres. Armoiries : Fascé d'argent et
d'azur de six pièces, à la bordure de gueules.
Les ruines du château et la collégiale de Picquigny. © Photo : Serge Jodra, 2010. Traité
de Picquigny.
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