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Les pendentifs
sont des portions triangulaires de construction supportant une voûte
dans les parties où les angles rentrants, formés par les
murs ou piliers élevés sur un plan carré ou polygonal,
ne permettent pas à la voûte de poser directement sur ces
murs ou piliers. De fait, les pendentifs, surtout dans les églises
couvertes par des coupoles, sont des constructions
formant encorbellement et présentant une surface triangulaire sphérique
limitée à sa partie supérieure par un arc de cercle
horizontal et à ses parties latérales par les arcs
doubleaux et formerets de la nef et du transept.
Les pendentifs rachètent ainsi le
passage du plan carré ou polygonal de la croisée d'une église
avec le plan circulaire de la coupole surmontant cette croisée.
On trouve des exemples de pendentifs dès l'Antiquité
romaine : ainsi, un tombeau situé sur la voie Nomentana, près
de Rome,
présente le raccordement du plan carré de la salle funéraire
avec la calotte circulaire surmontant cette salle, effectué à
l'aide de pendentifs nettement accusés.
On sait le grand rôle que jouèrent
en Orient les pendentifs dans l'architecture
byzantine, surtout à partir de la construction de l'église
Sainte-Sophie de Constantinople
et aussi leur rôle en France
à partir de la construction de l'église Saint-Front de Périgueux .
Dans les temps modernes, il faut citer, entre autres nombreux exemples,
les pendentifs du dôme de l'église
Saint-Pierre ,
à Rome,
et les pendentifs des dômes des Invalides
et du Panthéon ,
à Paris.
Dans l'architecture musulmane, les pendentifs
sont constitués par une série de petites, niches s'enchevêtrant
les unes dans les autres et s'alvéolant les unes sur les autres,
niches appelées stalactites, et cet ensemble de stalactites joue
le même rôle que les pendentifs pour s'élancer du plan
carré ou polygonal d'une salle au plan circulaire du dôme
recouvrant cette salle.
La décoration la plus habituelle
des pendentifs est demandée à la peinture
ou à la mosaïque.
C'est à tort que l'on donne souvent
le nom de pendentifs aux clés pendantes et aux autres ornements
qui descendent des voûtes et des plafonds
comme il en existe à l'église Saint-Gervais et Saint-Protais
et à la grande chambre de la Cour de cassation, à Paris.
(Ch.
Lucas). |
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