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Dictionnaire
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| Rue
de Sévigné (anc.
Rue Culture-Sainte-Catherine),
à Paris En 1391, c'est dans cette rue (qui portait alors le nom de Culture-Sainte-Catherine) que le connétable de Clisson, revenant le soir de l'hôtel Saint-Paul à son hôtel de la rue du Chaume (c'était un tronçon de l'actuelle rue des Archives), fut assailli dans cette rue par vingt meurtriers, à la tête desquels était le sire de Craon : percé de trois coups d'épée, il tomba de cheval et donna de la tête dans la porte d'un boulanger, qui s'ouvrit; les assassins, le croyant mort, se sauvèrent. Dans cette rue étaient ou sont encore plusieurs maisons célèbres : Au nº 23 est l'hôtel Carnavalet, d'abord nommé Hôtel de Ligneris, et qui fut bâti en 1544, sur les dessins de Pierre Lescot, par Bullant, et décoré par Goujon; il passa en 1578 à la famille Kernevenoy (dont le nom déformé à donné Carnavalet), qui y fit faire des embellissements par Ducerceau et François Mansart. Madame de Sévigné l'habita de 1677 à 1696, et c'est là qu'elle écrivit la plupart de ses lettres; son salon existe encore.La rue de Sévigné aboutisait à la rue Saint-Antoine dans une sorte de place qu'on appellait Birague, et où s'élevait une fontaine bâtie aux frais du chancelier du même nom. Cette place a été en grande partie absorbée par la rue de Rivoli qui aboutit, en cet endroit, dans la rue Saint-Antoine. (Th. Lavallée). |
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