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Rue
des Rosiers, à Paris
(IVe'arrondissement).
- Cette rue, presque entièrement bâtie en 1230, portait en
1233 le nom de rue des Rosiers; elle commençait à la rue
Vieille-du-Temple et elle faisait un retour d'équerre et aboutissait
à la rue du Roi-de-Sicile. Par la suite, cette dernière partie,
qui porte depuis 1900 le nom de rue Ferdinand-Duval s'appela la rue des
Juifs. La partie orientale de l'actuelle rue des Rosiers portait en 1400
le nom de rue de la Lamproie; en 1415, c'était la rue de la Coquerée.
Elle aboutissait alors dans la rue Culture-Sainte-Catherine (actuelle rue
de Sévigné). Dans le Terrier du roi de 1510, elle
est nommée rue de la Coquerie. Elle fut convertie en impasse en
1604 et fut connue sous le nom d'impasse Coquerelle. Elle a été
réouverte à la fin du XIXe siècle
et a pris alors le nom de la rue des Rosiers qu'elle prolongeait.
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La
rue des Rosiers, à Paris. (© Photo
: Serge Jodra, 2009).
La rue des Rosiers
et les rues avoisinantes accueillait une population
juive dès le XIIIe siècle.
Ces juifs en furent expulsés vers le XVe
siècle, et fut encore au siècle suivant le lieu de nouvelles
intolérances religieuses. Ainsi, à l'angle que la rue des
Rosiers fait avec l'actuelle rue Ferdinand-Duval se trouvait une statue
de la Vierge, qui fut mutilée en 1528. Ce fut l'occasion de persécutions
contre les protestants.
François
Ier
vint lui-même en grand pompe remplacer l'image de pierre par une
image d'argent. Celle-ci fut volée en 1545 et remplacée par
une statue de pierre, qui existait encore en 1789. A cette époque,
le quartier de la rue des Rosiers était de nouveau peuplé
de nombreux juifs. Une population qui s'accrut au début du XXe
siècle, à la suite des persécutions antisémites
en Europe de l'Est puis en Allemagne .
Sous l'Occupation, les persécutions touchèrent également
la France
et plus particulièrement ce quartier (rafle du Vel' d'Hiv, le 16
juillet 1942). La rue des Rosiers accueillit une nouvelle population
après la Guerre d'Algérie
et le rapatriement des Juifs d'Afrique du Nord.
Le attentat du 9
août 1982, un restaurant de cette rue a été la cible
d'une attentat antisémite.
De nos jours, le
quartier possède encore de nombreux commerces de produits rituels
(viandes casher), des pâtisseries orientales, des marchands de falafels,
etc. Mais ils cèdent progressivement la place à de boutiques
de textiles. (Th. Lavallée). |
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