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Rues et monuments de Paris
Rue Labat
Rue Labat, à Paris  (XVIIIe'arrondissement). - Cette rue relie la rue Bachelet à la rue des Poissonniers, à l'intersection de la rue Marcadet. Elle date de 1860; elle s'appela d'abord rue Biron entre les rues Ramey et Bachelet et Labat (1843) dans l'autre partie de la rue. Ce nom de Labat est celui d'une famille propriétaire à cet endroit d'un domaine qui incluait notamment un vieil hôtel particulier, disparu seulement au XXe siècle, rue Marcadet.
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Paris : le rue Labat.
La rue Labat, propre et convenable.
Paris : le rue Labat.

C'est du vivant de Jean Labat, inspecteur des Carrières, dont le fils, Achille, après avoir été adjoint au maire de la commune de Montmartre, fut, en 1862, nommé maire du XVIIIe arrondissement, que date l'aliénation du territoire non bâti de cette propriété, qui ne mesurait pas moins de 5 hectares, et comprenait tous les terrains situés entre les rues Marcadet, des Poissonniers, la chaussée Clignancourt (rue Ramey) et la propriété du Château-Rouge (La rue de Clignancourt) qui la limitait au sud. En ce temps-là, l'exploitation du plâtre à Montmartre était à son dernier déclin. Le vent de la spéculation immobilière commençait à souffler sur la butte; le moment semblait bon d'en profiter et de tenter la vogue.

Jean Labat commença par ouvrir sur son domaine trois rues qu'il fit paver à ses propres frais : la première, en 1843, fut la rue Labat, dont il est question ici. En 1845, la propriété voisine du Château-Rouge vendue depuis un an, avait été coupée par plusieurs rues; deux d'entre elles vinrent se souder à la rue Labat : la rue Lévisses (aujourd'hui boulevard Barbès) et la rue du Château-Rouge (aujourd'hui rue de Clignancourt ). L'année suivante (1846), Jean Labat continua cette dernière jusqu'à la rue Marcadet, et plus tard, en 1858, la commune de Montmartre la prolongea jusqu'aux fortifications (c'est-à-dire à la hauteur de l'actuel Périphérique). La famille Labat perça également la rue Neuve-Labat (devenue la rue Simart en 1864 ).

A l'extrémité de la rue Labat, du côté de l'ancien escalier Biron, qui se situait 9 rue Bachelet, existait autrefois un petit bois, appelé bois des Islettes, où se trouvait près de l'entrée des Carrières, la Cuve renversée,  un cabaret qui jouissait d'une certaine renommée avant l'annexion de 1860. Les amateurs de picolo (ce reginglard montmartrois dont on a fait dériver le verbe picoler) pouvaient, moyennant la modique somme de « 6 sous », s'y régaler largement (Les vignes de Montmartre).

Au 44, ancien asile de nuit (on peut encore lire sur les inscriptions sur la façade : Dipensaire, Asile de nuit, Fourneau) de la Fondation Albert Hartmann (1887), aujourd'hui Maison de la Mère et de l'Enfant.
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Paris : l'ancien asile de nuit de la rue Labat.
L'ancien asile de nuit de la rue Labat. © Photos : Serge Jodra, 2013.

L'astronome Jules Jansenn avait fait construire un observatoire astronomique dans cette rue en 1876. (F.de Rochegude).

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Dictionnaire Villes et monuments
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