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| Rue
des Francs-Bourgeois, à Paris.
- Cette rue marque la limite du IIIe'
arrondissement
et du IVe'arrondissement
entre la rue de Turenne et la rue
des Archives. Elle date du XIIIe siècle
et portait d'abord le nom de Vieilles-Poulies; elle prit son nom actuel
d'un hospice fondé en 1350 pour vingt-quatre bourgeois pauvres,
et qui n'existait plus au XVIe siècle.
Une partie de l'hôtel Barbette bordait cette rue, et il en reste la tourelle qui fait le coin de la rue Vieille-du-Temple. Aux numéros 29bis et 31 était l'hôtel du maréchal d'Albret, qui de 1650 à 1670, fut un autre hôtel de Rambouillet pour la quantité de beaux esprits qui s'y réunissaient; c'était la maison que fréquentait d'ordinaire madame Maintenon après son veuvage, et c'est là qu'elle connut madame de Montespan. En face, au n°30,
Pierre d'Alméras fit par Louis Métezeau et J. Androuet
du Cerceau un autre hôtel, achevé en 1612, et dont la
façade existe toujours.
Plus loin était
l'hôtel du chancelier Le Tellier, et c'est là qu'il mourut
en 1685. Puis on trouvait l'hôtel du comte de Charolais, qui se rendit
si fameux par ses cruautés et ses débauches.
Angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Payenne. Pas si francs que ça, les bourgeois? (© Photos : S. Jodra, 2009). Jusqu'à la
fin du XIXe siècle, la partie de
cette rue comprise entre la rue
Vieille du Temple et la rue des
Archives portait le nom de rue
de Paradis. (Th. Lavallée).
La rue des Francs-Bourgeois. (© Photos : S. Jodra, 2009). |
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