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Porte Saint-Martin,
à Paris .
- Monument triomphal élevé à Louis
XIV par la ville de Paris, en 1674, sur les dessins
de Pierre Bullet, et en mémoire de la conquête de la Franche-Comté .
Conçu dans les plus heureuses proportions, il est percé d'une
grande arcade et de deux petites. Sa hauteur
et sa largeur sont chacune de 17,55 m, son épaisseur de 4,50 m;
l'arcade du milieu a 9,70 m sous clef, et 4,85 m d'ouverture; les petites
arcades ont 5,75 m sur 3,50 m. Les pieds-droits sont travaillés
en bossages vermiculés. Entre le bandeau de l'imposte de la grande
arcade et l'entablement, se trouvent
des bas-reliefs d'une exécution assez
faible, oeuvre de Desjardins, de Marsy, de Lehongre et de Legros : du côté
de la ville, une femme à genoux présente le traité
de la Triple Alliance à Louis XIV assis sur son trône, et
le même prince, sous la figure d'Hercule ,
est couronné par la Victoire ;
du côté du faubourg, on a représenté aussi sous
des formes allégoriques la prise de Limbourg et la défaite
des Allemands. La frise
est ornée de consoles, placées sous chacun des modillons
de l'entablement qui la divisent par métopes,
dans lesquels sont des armes de guerre. Sur l'attique
on lit ces mots : Ludovico Magno, Vesontione Sequanisque bis captis,
et fractis Germanorum, Hispanorum et Batavorum exercitibus, Praefec. et
oedil. poni. C. C. Les parties d'angle et les archivoltes
des trois
portes sont en bossages vermiculés.
La Porte-Saint-Martin a été réparée sous la
Restauration. (B.). |
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