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| Parc
de Monceau, à Paris
(VIIIe arrondissement).
- Le hameau de Monceau dépendit de Clichy -
Le Parc Monceau au XIXe siècle, par Henri Courvoisier-Voisin. Il devint bien national en 1794. La Convention
y créa divers établissements publics. Le parc appartint
pendant un temps, sous l'Empire, à Cambacérès.
Louis
XVIII le restitua à la
famille
d'Orléans entre les mains de laquelle il resta jusqu'à
son acquisition par l'Etat en en 1852. Il
fut tranformé et diminué par Alphand,
qui en fit un parc élégant et charmant. Depuis 1870
il appartient à la la ville de Paris.
Sa
superficie est de 8 hectares et demi.
Les constructions du parc (pavillons du
Prince, etc.) remaniées sous le premier Empire, furent démolies
en 1861. Elles occupaient l'emplacement du pâté de maisons
qui se trouve entre les rues de Courcelles,
de Lisbonne, Murillo,
Rembrandt.
La naumachie du Parc Monceau et sa colonnade. Une des plus jolies parties du parc est la Naumachie, bassin ovale bordé d'une colonnade corinthienne provenant de Notre-Dame de la Rotonde à Saint-Denis, église qui était destinée à la sépulture des Valois et qui fut démolie en 1719. La grande arcade Renaissance à côté de la Naumachie provient de l'Hôtel de Ville incendié en 1871. Le parc Monceau a
reçu des bustes ou monuments commémoratifs de quelques hommes
célèbres : Ambroise Thomas par Falguière,
Guy
de Maupassant par Verlet (1897),
Gounod
par Mercié (1903), Bizet, Pailleron,
etc.
Sur les pelouses nous voyons des statues en bronze et en marbre : l'Abandonnée par Vital Cornu, le Jeune Faune par F. Charpentier, le Joueur de billes par Lenoir, la Lionne blessée par Valton, l'Amour blessé par Mabille, le Semeur par Chapu, le Moissonneur par Gaudez, etc. Les portes de fer sont de Davioud. La Rotonde de Chartres, située
sur le boulevard de Courcelles, était l'un des
Propylées
de Paris, quand la capitale était entourée de l'enceinte
dite des fermiers généraux. Comme les autres, ce pavillon
fut construit par Ledoux; il ne servait
pas d'entrée à la ville et avait été construit
en vertu d'un accord entre la ville et le duc d'Orléans,
et s'appelait : bureau d'observation d'Orléans. Le duc y avait la
jouissance d'un salon installé au premier dans la calotte de la
Rotonde, auquel il accédait par un escalier
qui était également sa propriété.
© Photos : Serge Jodra, 2010. |
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