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Les Fontaines
de Paris .
- Bien que l'on puisse y admirer encore une très belle fontaine
remontant à la Renaissance
(celle des Innocents ),
Paris n'a vraiment commencé rivaliser avec Rome ( Fontaines
de Rome )
pour le nombre et la beauté de ses fontaines
qu'à partir du début du XIXe
siècle; on y compte plusieurs centaines de fontaines publiques de
tous genres (il y en a eu jusqu'à 2500 au XIXe
siècle), parmi lesquelles une quarantaine monumentales. Le tableau
suivant en recense quelques unes des plus connues :
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Parmi les fontaines publiques les plus
intéressantes au point de vue artistique, il y a lieu de distinguer
les époques. Il faut signaler comme fontaines du XVIe
siècle celles de l'Arbre-Sec
(1529), dont l'intérieur a été réédifié
en 1775 sur les dessins de Soufflot, et des
Innocents
(1550), dessinée par Pierre Lescot et sculptée
par Jean Goujon, puis complétée
à la fin du XVIIIe siècle
par Pajou, Mézières, Danton et Lhuillier; pour le XVIIe
siècle, la fontaine de Médicis; pour le XVIIIe
s., les fontaines de la rue de Grenelle (fontaine des Quatre-Saisons ),
oeuvre remarquable, construite par Bouchardon
de 1739 à 1745, des Haudriettes (de 1770 environ), où l'on
peut voir une jolie naïade de Mignot, et de la Poissonnerie ou de
Jarente, petit édicule de 1783, construit sur les dessins de Caron.
Les fontaines à citer pour le XIXe
siècle
comme on l'a dit, sont les plus nombreuses; ce sont celles : de la Victoire
ou du Palmier ou du Châtelet (1806), par Bralle, Boizot
et Jacquemart; Saint-Georges (1824), par Constantin; Gaillon ou d'Antin
(1828), par Jacquot, Derre et Combette, d'après Visconti; de la
Concorde
(1836-46); Cuvier
(1840), construite sur les dessins de Vigoureux et sculptée par
Feuchère et Pomateau; Molière
(1841-1844), dessinée par Visconti, et où la statue de Molière
est l'oeuvre de Seurre aîné, les autres figures étant
de Pradier; de l'Archevêché ou Notre-Dame
(1843), édifiée sur les dessins de Vigoureux et sculptée
par Merlieux; Louvois
(1844), dessinée par Visconti et sculptée par Klagmann; Saint-Sulpice
ou des Prédicateurs (1847), dessinée par Visconti, représentant
les quatre grands maîtres de la chaire : Bossuet
par Feuchère, Fénelon par Lanno,
Fléchier par Desprez, Massillon par Fauginet (le reste de l'ornementation
est dû à Derre); Saint-Michel
(1858-60), par Davioud, la statue du saint étant de Duret,
les dragons de Jacquemart, le reste de Barre, E. Guillaume, Robert et Gumery;
du Théâtre-Français (1872-1874), dues à Davioud
et ornées de nymphes, oeuvres de Carrier-Belleuse et de Mathurin
Moreau; de l'Observatoire (1875), dessinée par Davioud et représentant
les quatre parties du monde (chef-d'oeuvre de Carpeaux);
les animaux sont dus à Frémiet, le reste est de Legrain et
de Villeminot. Enfin, la fontaine du Trocadéro (1878) est l'oeuvre
de Falguière, Frémiet, Cain, etc. |
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