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Eglise Saint-Julien-le-Pauvre,
à Paris
(Ve'
arrondissement).
- Cette église est située dans la rue
Saint-Julien-le-Pauvre., entre la rue
Galande et le square R. Viviani
Grégoire
de Tours est le premier historien qui parle de cette église
ou basilique. Il nous apprend qu'il logeait,
lorsqu'il venait à Paris, dans les bâtiments qui en dépendaient
et qu'on affectait au soulagement des pauvres pèlerins. Nous avons
plusieurs exemples d'hospices et d'hôtelleries construits à
côté des églises dédiées à saint
Julien, dont le nom était invoqué par les voyageurs pour
obtenir bon gîte. Plusieurs circonstances du récit de l'historien
tendent à prouver que cette église existait avant l'année
580. Les Vikings ruinèrent les bâtiments
de la basilique de Saint-Julien. Ses biens, qui étaient pourtant
le patrimoine des pauvres, furent à la fin de la dynastie
mérovingienne, usurpés par les seigneurs laïques.
Par une charte de 1031 ou 1032, Henri Ier
fit don de cette église à l'évêque de Paris,
à condition qu'un clerc nommé Girauld aurait pendant toute
sa vie la jouissance de son revenu.
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L'église
Saint-Julien-le-Pauvre, à Paris. ©
Photos : Serge Jodra, 2010.
Au commencement du XIIe
siècle, les biens de l'église Saint-Julien étaient
possédés par Etienne de Vitry et Hugues de Munteler, qui
les cédèrent à l'abbaye
de Longpont; cette église rebâtie alors parait avoir été
érigée à cette époque en prieuré. L'Université,
au siècle suivant, y tint ses séances qu'elle transféra
aux Mathurins, puis au collège Louis-le-Grand. En 1655 le prieuré
fut réuni à l'Hôtel-Dieu en vertu d'un traité
passé entre les administrateurs de cette maison et les religieux
de Longpont. Le roi n'accorda néanmoins ses lettres-patentes qu'en
1697. L'église ne fut alors desservie que par un chapelain que la
paroisse Saint-Severin avait seule le droit de nommer.
A côté de Saint-Julien-le-Pauvre
était située la chapelle de Saint-Blaise et de Saint-Louis
qui en dépendait. Les maçons et les charpentiers y établirent
leur confrérie en 1476. Rebâtie en 1684, elle fut démolie
à la fin du XVIIIe siècle,
et le service en fut transféré dans la chapelle Saint-Yves.
L'église Saint-Julien était
aussi le lieu de rassemblement des confréries de Notre-Dame-des-Vertus,
des couvreurs, des marchands papetiers et des fondeurs; l'on y faisait
les catéchisme et retraite des savoyards, en exécution d'une
fondation faite par l'abbé de Ponthriand. La partie du portail de
Saint-Julien-le-Pauvre qui existe encore aujourd'hui, paraît se rapporter
par les caractères de son architecture, à la fin du XIIIe
siècle. |
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