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L'égliseSaint-Etienne
du Mont, bâtie au sommet de la montagne Sainte-Geneviève,
à Paris,
présente un mélange de diverses architectures. L'ogive,
près de céder la place à l'art gréco-romain
ressuscité par la Renaissance ,
brille encore d'un dernier reflet d'élégance dans l'intérieur
de l'édifice, qui fut commencé en 1517; mais l'architecture
générale est celle du XVIe
et du XVIIe siècle, et la première
pierre de la façade fut posée en 1610. La dédicace
de l'église eut lieu en 1626. Le jubé de Saint-Étienne-du-Mont,
qui date de 1600, est célèbre par l'harmonie de ses proportions,
l'élégance de ses balustrades découpées à
jour, la flexibilité de ses rampes qui montent en tournoyant le
long des piliers du choeur : la galerie de
ce jubé est ornée de deux anges ,
oeuvre remarquable de Diard.
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L'église
Saint-Etienne-du-Mont, à Paris. En médaillon, le jubé.
© Photos : Serge Jodra,
2009.
L'église
est encore riche en oeuvres d'art: nous citerons le maître-autel,
formé de divers marbres d'une grande beauté; un groupe de
Jésus-Christ
au tombeau, par Germain Pilon; la chaire en
bois, dessinée par Laurent de Lahire et exécutée par
Lestocart; un des plus beaux tableaux de Jouvenet,
la
Peste; plusieurs tableaux de Largillière,
de Detroy, de Varin; un Jugement dernier
de Jean Cousin, qui a exécuté
aussi, avec Pinaigrier, de magnifiques verrières. Racine,
Pascal,
Lesueur; Tournefort,
Claude
Perrault, Lemaistre de Sacy et Rollin avaient
autrefois leur sépulture à Saint-Étienne-du-Mont;
on n'y voit plus que les reliques
de la patronne de Paris,
sainte
Geneviève, dont la neuvaine attire chaque année une foule
de fidèles. (B.). |
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