| . |
| |||||||
| Eglise Saint-Augustin,
à Paris. - Eglise bâtie par Victor
Baltard, dans le VIIIe arrondissement
de Paris, à l'angle du boulevard Malesherbes et de l'avenue Portalis.
Le portail est un rectangle couronné
d'un pignon, que surmonte une croix accotée
d'Anges Les statues qui ornent les niches sont : Moïse et Elie, par Cavelier; Jérémie, par Chambard; Isaïe, par Farochon; Daniel, par Chardigny; Ezéchiel, par Gruyère. Au-dessus du porche règne une large frise qui sépare le rez-de-chaussée du clair-étage; cette frise est décorée de bas-reliefs de Jouffroy, représentant le Christ et les douze Apôtres, dont les nimbes d'or brillent sur la pierre à la façon byzantine. Au-dessus, une immense arcade à gorge, dont l'archivolte fleuronnée est doublée d'un cordon dorique, occupe tout l'étage supérieur; sa voussure mord sur le tympan du pignon. Au fond de cette arcade est une grande rose en métal, décorée de vitraux à vives couleurs par Lafaye, et flanquée de deux Anges sous des palmiers tenant les tables de l'Ancien et du Nouveau Testament, oeuvre de Lepère. Les profils du portail sont, au rez-de-chaussée, ajourés par une arcade dont les pieds-droits possèdent également deux rangées de niches. Au-dessus, deux contreforts
à pilastres composites contre-butent le grand cintre
du
portail, et sont amortis par des groupes
d'enfants et des torchères. Les statues L'édifice a la forme d'un parallélogramme irrégulier, dont le portail occupe la face la plus étroite. L'architecte a cherché à dissimuler l'irrégularité de cette coupe par l'obliquité des ligues latérales du rez-de-chaussée; de sorte que les bas-côtés, étroits à l'origine, vont s'évasant jusqu'au transept, tandis qu'au-dessus le clair-étage file en ligne droite. Ces imperfections se traduisent à l'intérieur par un défaut de parallélisme dans les passages des collatéraux. Les faces du transept, au lieu d'être
percées de portes selon l'usage, projettent
entre les tourelles latérales une saillie trigoniale, sorte de tour
engagée dans l'oeuvre, qui est coiffée d'une calotte hémisphérique
à hauteur de premier étage. Ces tours engagées, les
quatre tourelles et deux autres saillies qui se voient à proximité
du porche, forment des reliefs destinés à tromper l'oeil
et à dissimuler les écarts qu'il a fallu faire pour tirer
parti d'une surface étrangement coupée.
L'église Saint-Augustin, à Paris. © Photo : Serge Jodra, 2011. L'église Saint-Augustin est surmontée, à l'endroit du sanctuaire, par un dôme accompagné de tourelles et auquel une lanterne en métal sert d'amortissement. A l'intérieur, les verrières
à figures des fenêtres hautes ont été exécutées
par Maréchal et Claudius Lavergne, les grisailles des fenêtres
basses par Oudinot, Nicod et Lusson. Les voûtes
des chapelles polygonales des bras de la croix ont été décorées
de grands sujets, saint Pierre et saint Paul, par Bouguereau.
Sur les pendentifs du dôme, Signol a peint les quatre Évangélistes;
dans la voûte de la grande coupole, Bézard a représenté
seize grandes figures des fondateurs de la religion chrétienne |
| . |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||