 |
Cours-la-Reine
et Cours Albert Ier,
à Paris
(VIIIe
arrondissement). - Créé par Marie
de Médicis en 1618 sur d'anciennes cultures de maraîchers,
le Cours-la-Reine longeait la Seine entre les actuelles place
de la Concorde et place de l'Alma. Il porte aujourd'hui le nom de Cours
Albert Ier à l'ouest de la place
du Canada et de l'Avenue
Franklin Roosevelt (partie bâtie). Replantée par le duc
d'Antin, cette promenade, qui était à la mode sous la Fronde,
était fermée par deux grilles et bordée de fossés
creusée aux frais de Bassompierre qui avait sa maison de campagne
à Chaillot. Au centre de cette promenade se trouvait un rond-point
et aux extrémités se trouvaient deux demi-lunes. La demi-lune
de l'extrémité ouest occupait l'emplacement où se
trouve actuellement un petit square triangulaire à l'angle de l'avenue
Montaigne. Cet emplacement fut occupé durant l'exposition de
1900 par le pavillon de Rodin.
N° 42. A l'angle de la rue Jean-Goujon,
emplacement d'un joli hôtel démoli en 1907. Cet hôtel
possédait une rotonde soutenue par d'élégantes colonnes
et deux étages surmontés d'un attique centenaire. Il servit
de résidence à la duchesse de Berghes et fut utilisé
pour les expositions de la Société artistique des Amateurs.
Sur l'emplacement de cette maison disparue, se trouvait en 1788 le bureau
des Carabas, diligences qui allaient à Versailles
en six heures.
N° 40. Hôtel modern-style de
Lalique, orfèvre. Mlle Calvé, artiste lyrique, habita ici
avant 1908.
A l'angle de la rue
François Ier se trouvait autrefois
la Maison dite de François Ier.
Les sculptures étaient de Jean Goujon et
la maison avait été rapportée pierre par pierre en
1826 de Moret où elle avait été édifiée.
Sur la façade, inscription latine qui
signifiait :
«
Celui qui sait réfréner sa langue et dompter ses sens est
plus fort que celui qui brise les villes par la force ».
Cet hôtel fut possédé
par le duc d'Acquaviva qui y mourut en 1871.
A l'entrée du Cours-la-Reine, à
l'endroit où se trouvait en 1900 la Salamandre surmontée
de la Parisienne, se trouvait jadis le charmant pavillon de Perronet qui
devint le restaurant Boulet et disparut en 1860. Le monument d'Armand Silvestre
qui se trouve sur le Cours-la-Reine a été inauguré
en 1906. (F.de Rochegude). |
|