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| Boulevard
Saint-Gemain. - Ce boulevard de Paris
relie le quai de la Tournelle
(Ve'
arrondissement)
au débouché de la rue des Fossés-Saint-Bernard, au
quai
d'Orsay (VIIe'
arrondissement),
au carrefour de la rue Aristide Briand.
La partie qui traverse
le Ve arrondissement, ouverte en 1855,
a absorbé l'ancienne rue des Noyers du XIIe siècle,
qui allait de la rue de la Harpe à
la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève.
Entre la rue de la Harpe et la rue
Saint-Jacques, la rue des Noyers avait absorbé elle-même
l'ancienne rue du Foin.
Le boulevard Saint-Germain. (© Photo : Serge Jodra, 2010. J.-B.
Rousseau, frère de Jean-Jacques,
est né dans cette rue des Noyers, ainsi qu'Alfred
de Musset dont la maison natale subsiste encore. Laplace habita également
cette rue disparue aujourd'hui à l'exception des maisons numérotées
de 49 à 61 sur le boulevard actuel.
Une des ruelles abattues lors du percement du boulevanrd Saint-Germain. Le boulevard Saint Germain traverse le VIe' arrondissement entre le boulevard Saint-Michel et la rue Saints-Pères. Dans cette partie le boulevard a absorbé la vieille rue Taranne du XIIIe siècle, rue où habitaient Saint-Simon, le baron d'Holbach et Diderot, une partie de la rue Sainte-Marguerite (ce qui en reste est devenu la rue Gozlin), la rue Childebert, la rue d'Erfurth, la rue des Boucheries (rue de l'Ecole-de-Médecine), la rue du Paon, la rue des Deux-Portes, etc. Lors du percement du boulevard entre la rue de Rennes et la rue du Four on a découvert de nombreux sarcophages mérovingiens. Dans sa traversée du VIIe arrondissement, le boulevard a absorbé une partie d'un côté de la rue Saint-Dominique, une partie de la rue de Lille, toute la rue Taranne, plusieurs maisons de la rue Gozlin, la rue des Noyers, la rue des Lavandières-Saint-Jacques, la rue d'Erfurth, la rue Childebert, etc. (F. de Rochegude). |
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