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Le IIe
arrondissement, dit de La Bourse, se superpose exactement au Ier
arrondissement dans le quadrilatère irrégulier que forment
la Seine au Sud, les grands boulevards au Nord, le boulevard
Sébastopol à l'Est, les rues
Duphot, Saint-Florentin,
du Chevalier de saint-Georges
et le mur du jardin des Tuileries
à l'Ouest. Leur ligne de démarcation dans cet espace va de
l'ouest à l'Est et est constituée par les rues
des Capucines, Danielle Casanova, des Petits-Champs,
de La Feuillade et Etienne-Marcel les limites du IIe
arrondissement sont donc, au Sud, ces quatre voies; à l'Est, l'axe
du boulevard Sébastopol; au Nord, l'axe des boulevards Saint-Denis,
Bonne-Nouvelle, Poissonnière, Montmartre, des Italiens et des Capucines,
et à l'Ouest la partie occidentale du Ier
arrondissement.
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La
Galerie Vivienne, un des nombreux
passages
de l'arrondissement.
Ici, nous ne rencontrons plus des splendeurs
comme celles d'un Louvre, d'un Palais-Royal
ou d'un Palais de justice - Paris
ne peut prétendre à de telles richesses monumentales dans
chacun de ses quartiers - mais une région éminemment active,
que l'on englobe tout entière sous la désignation courante
de « la Bourse » la fièvre de la vie commerciale et
boulevardière règnerait sans partage, si l'on n'y trouvaient
aussi les vieux locaux de la Bibliothèque
Nationale (site Richelieu-Louvois).
La Bourse! Il était impossible de
dénommer d'une façon plus expressive, plus exacte aussi,
ces 97 hectares de terrain qui assurent sans conteste au IIe
arrondissement le dernier rang dans l'importance superficielle, et Ie premier
dans l'importance financière. Et cela, non seulement parce que «
le temple de Plutus » y est situé, mais parce qu'il n'est
pas une seule de ses rues, de la Porte Saint-Denis à la rue
de la Paix, de la rue Etienne Marcel au boulevard
des Capucines, sauf quelques parties du quartier Gaillon, où
l'on vive autrement que pour les affaires et par les affaires.
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Le
Palais Brongniart (Bourse).
Quartier Gaillon.
Le quartier Gaillon est ainsi appelé
à cause d'un ancien hôtel et d'une ancienne porte de ce nom.
Sa principale rue, la rue de la Paix,
est une des plus belles de Paris. L'ancienne salle Ventadour est devenue
la succursale de la Banque de France. L'établissement du Crédit
lyonnais y est aussi situé. Le passage Choiseul est l'une des deux
issues du théâtre des Bouffes-Parisiens, et sa porte d'accès
du côté de la rue
Saint-Augustin est le portail qui décorait
l'hôtel du duc de Gesvres au commencement du XVIIIe
siècle. Les rues qui entourent ce théâtre
portent des noms chers à l'Opéra-Comique : ceux de Marivaux,
Favart, Grétry. Au nº 1 de la rue Grétry
a demeuré Brissot; au nº 4 de la rue Favart a demeuré
Collot-d'Herbois, et c'est là qu'il faillit être assassiné
par Ladmiral.
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La
rue du 4-Septembre, à l'angle de la rue de Hanovre, dans le quartier
Gaillon.
Quartier Vivienne.
Le quartier Vivienne renferme à
la fois la Bourse de Paris (Palais
Brongniart), le site Richelieu-Louvois de la Bibliothèque
nationale, l'église de Notre-Dame des Victoires, objet d'une
ferveur particulière, et le théâtre de l'Opéra-Comique.
Il possède ou, plutôt a possédé, des hôtels
assez nombreux : rue de Richelieu,
l'hôtel Talaru, où vécut brièvement Stendhal,
se trouvait aux nos 60-62; l'hôtel
de Villarceaux était au n° 75; celui qui fut construit pour
Voltaire
en 1774 au n° 104; seul subsiste dans cette rue l'hôtel de l'abbé
Terray, au n° 101; rue Vivienne,
l'hôtel de Torcy se situait au n° 46 et l'hôtel Desmarais,
au n° 18. Le théâtre des Variétés touche
au passage des Panoramas, qui s'ouvre par
un portail provenant de l'hôtel de
Montmorency Luxembourg.
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La
façade de l'Opéra-Comique (salle Favart),
dans
le quartier Vivienne.
Quartier du Mail.
Un jeu de mail a donné son nom
au troisième quartier. La rue du Croissant mérite d'être
mentionnée à part, parce que là qu'ont longtemps été
centralisées la vente en gros et la distribution des journaux. Les
hôtels y ont été assez nombreux : on peut encore voir
les restes de l'hôtel du maréchal de La Feuillade (rue de
la Feuillade, n° 4), les colonnes ioniques qui ornent la façade
de l'hôtel de Montholon, au-dessus d'un pub irlandais, boulevard
Poissonnière, n° 23; les moulures de la façade de hôtel
Masson de Meslay, rue du Sentier, n° 32; restes d'un hôtel du
XVIIe siècle, rue du Mail, n°
7; mais il ne reste rien qui soit identifiable de l'hôtel construit
par Mme du Barry, rue de la Jussienne, n° 6; même chose rue Paul-Lelong,
où étaient, aux nos
3 et 5, jusqu'au début du XXe siècle,
deux maisons contemporaines de Henri IV.
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Détail
de la façade de l'Hôtel de la Feuillade.
Quartier de Bonne-Nouvelle.
Le quartier de Bonne-Nouvelle tire sa
dénomination de l'église de Notre-Dame de ce nom. Un reste
curieux de l'hôtel de Bourgogne,
la tour de Jean sans Peur (XVe siècle)
se voit au n° 22 de la rue Etienne-Marcel. Au n° 43 de la rue Greneta
était l'ancien hôtel de Coislin.
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La
rue des Petits Carreaux marque la limite
entre
le quartier Bonne-Nouvelle et le quartier du Mail.
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