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Ordre composite.
- Cet ordre d'architecture offre
les mêmes proportions et les mêmes dispositions que l'ordre
corinthien, dont il est une variété, un dérivé.
Il ne se distinque, en effet de ce dernier que par la composition de son
chapiteau,
où les volutes
.ioniques et une échine
taillée en oves sont superposées aux ornements du calice
corinthhien. Ce sont les architectes du XVIe
siècle qui ont imaginé de faire un ordre spécial de
cet amalgame de formes, dont ils avaient remarqué un exemple, dans
l'arc de Titus.
En réalité, les artistes romains
n'ont pas en la prétention d'y appliquer un nouveau système
architectonique. En effet, pour la décoration comme pour l'ordonnance,
on ne voit pas que le style composite diffère plus du style corinthien
que les diverses variétés de ce dernier ne diffèrent
ordinairement entre elles.
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Colonne
(style
composite).
Le chapiteau
corinthien, par la variété de ses aspects, par la facilité
d'en modifier au gré de l'allégorie la décoration,
par la richesse des sculptures qu'il comporte,
fut celui qui servit le mieux le goût des architectes pour les symboles
et la magnificence des attributs; aussi voyons-nous des variétés
innombrables de chapiteaux dont le type primitif disparaît presque
entièrement sous les emblèmes
dont ils sont chargés. Du changement d'ornement, motivé par
le plaisir ou le besoin de l'allégorie, on passa au changement même
de la forme essentielle. Après avoir vu des dauphins ,
des tritons ,
de trophées, dans la composition d'un
chapiteau corinthien, on vit des volutes ioniques,
sans s'inquiéter du motif qui les y amenait. Le composite est donc
un système bâtard, qu'on ne saurait ériger en ordre
spécial. Cependant, il a été appliqué a un
grand nombre d'édifices modermes, et les règles en ont été
posées par des maîtres céllèbres, au nombre
desquels il nous suffira de citer Baldassare Peruzzi,
Scamozzi, Serlio, Philibert Delorme,
etc. (NLI). |
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