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Obernai
(Curia Ehenheim 708, Ehinhaim 778, en allemand, Oberehnheim).
- Ville de la France ,
dans le département du Bas-Rhin (Alsace ),
sur l'Ehn, affluent de l'Ill, et le chemin de fer de Saverne
à Sélestat ,
au pied du mont Sainte-Odile; population : 10,500
habitants.
Histoire.
A l'époque
mérovingienne ,
Obernai fut la villa regia du duc Adalric ou Etichon, et, selon
la légende, le lieu de naissance de sainte Odile. Plus tard, les
Hohenstaufen
y construisirent un château qui
servit de résidence à plusieurs d'entre eux. Obernai, entouré
de murs dès 1260, fut élevé au rang de ville impériale,
et, en 1330, affranchi par Louis de Bavière de toute juridiction
étrangère. Après avoir résisté, en 1444,
aux Armagnacs, la petite ville, pendant la
guerre de Trente, ans, fut prise en 1622 par les troupes de Mansfeld, dix
ans plus tard par les Suédois et en
1836 par Bernard de Weimar.
La ville est le lieu
de naissance de Goesli, poète (Minnesinger)
du XVe siècle; de Thomas Murner,
moine franciscain, poète satirique
(1475-1536); du général Becker (1770-1840) et de l'abbé
Freppel
(1827-1891).
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Obernai
: le beffroi et, à droite, l'hôtel
de ville. Photo : © Angel Latorre, 2008.
Monuments.
Des anciennes fortifications
il subsiste encore quelques murs et une tour du XIIIe
siècle.
Hôtel de ville commencé en 1642 en style
gothique et restauré en 1726 par l'architecte Hans Jüngling
en style Renaissance, avec les
armes de la maison de Habsbourg et des peintures
du XVIe et du XVIIe
siècle; dans la chapelle de l'hôpital,
peintures du XVe siècle, longtemps
attribuées à tort à Hans Holbein;
belle fontaine de 1579 en style Renaissance; près de l'église
paroissiale on trouve, encastrées dans un mur; de curieuses sculptures
provenant de l'ancienne église gothique du XVe
siècle, démolie en 1867.
Blason.
Obernai porte :
parti
diapré de gueules et de sable, à un aigle d'or brochant sur
le tout. (L. W.). |
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