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Nymphée
ou Nymphea ou Nymphaea ou Nymphaeum (Antiquité
grecque et romaine). - On appelait de ce nom des monuments en rapport avec
le culte des Nymphes ,
ayant à la fois le caractère d'un temple et d'un château
d'eau; l'idée première en était tirée des grottes
naturelles que l'opinion consacrait aux Nymphes. L'exemple le plus anciennement
connu est celui du monument de Mégare,
élevé par Théagène aux Nymphes locales, dont
il se vantait de descendre. Strabon dit que toute
la région de l'Arcadie
était pleine de monuments en l'honneur d'Artémis ,
d'Aphrodite
et des Nymphes, et que ces monuments s'élevaient dans des bosquets
humides et fleuris.
On a supposé que les nymphaea
élevés par l'art étaient une imitation des grottes
de stalactites; ceux qui, à l'exemple des Grecs, furent construits
par les Romains, étaient d'ordinaire des rotondes, ornées
de statues
et de peintures ;
ils étaient placés sous la protection des Nymphes
et disposés, dans certaines de leurs parties, pour servir de réservoirs,
d'où l'eau se distribuait par les quartiers, dans d'autres pour
offrir un lieu de réunion, où se célébraient
surtout les cérémonies
nuptiales; on en cite à Corinthe,
à Antioche,
à Byzance ;
Rome en possédait plusieurs.
On a découvert à la fin du
XIXe siècle à Gennes, près
de Saint-Maur (Maine-et-Loire), les restes d'un nymphaeum très
considérable: c'est une demi-rotonde avec colonnade, flanquée
de deux salles rectangulaires de 19 m, le tout d'une longueur de 50 m;
la rotonde était ornée de cinq statues. C'est le monument
le plus curieux en ce genre qui ait été découvert
hors de Rome. (J.-A. Hild). |
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