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Mendès.
- Ancienne ville d'Égypte .
C'était la métropole du XVIe
nome de la Basse-Égypte. Cette ville était située
au Nord-Est du Delta, entre les branches Sébennytique et Pélusiaque
du Nil, à l'entrée du Ouadi Toumilât. On doit en chercher
les ruines à Tell el-Rub'a, l'une des deux énormes buttes
qui occupent la localité nommée Tmouï el-Emdid. Le second
de ces tells (Tell el-Timaï) renferme les restes de la ville
de Thmouis, qui est toujours citée avec Mendès et dont Ptolémée
fait la capitale, du nome mendésien. Certains documents arabes coupent
le nom Tmouï el-Emdid en deux : Tmouï et El Mondid. El Mondid
correspond évidemment à Mendès, que les cartes ont
longtemps placé beaucoup plus haut vers le nord, à Tell-Dibleh.
Mendès devait sa renommée au culte d'Osiris
qu'elle partageait avec une ville voisine Busiris (Abousir ).
On y vénérait le dieu sous sa forme la plus ancienne, un
fétiche composé d'un arbre ébranché
(le Didou ou Djebet), qu'on revêtait dans certaines
fêtes de vêtements et d'ornements de toutes sortes. Il est
aussi représenté sous la figure d'un bélier
: Bi-nib-didou (Banebdjedet), « l'âme du seigneur
de Didou ».
C'est à ces images divines que Mendès
devait ses deux noms Didou « la ville du dieu Didou » (le fétiche
dont je viens de parler), et Pa-bi-nib-Didou « la demeure de l'âme
du dieu Didou ». Mendès a tenu une certaine place dans
l'histoire d'Égypte. Ruinée et pillée par les Assyriens
sous le roi nubien
Tahraqa, à la suite de la révolte générale
des villes du Delta contre le joug d'Assurbanhabal, elle reconquit presque
aussitôt son ancien rang, et sa puissance était redevenue
telle que le prince héréditaire de la principauté
mendésienne put tenir tête à Nectanébo, le dernier
roi indigène. Mendès fut le berceau de la XXIXe
dynastie, et le premier roi de la série, Naïfâouroud
(Nephéritès), rendit à l'Égypte, pour un temps
assez court, sous son règne prospère, un peu de son éclat
passé. (E. Chassinat). |
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