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Massoua, Massaouah,
Massaoua
ou Massawa, etc. (Massewa = lieu d'arrivée). - Ville
d'Erythrée ,
sur la mer Rouge, à l'entrée de la baie de Massoua ou d'Arkiko.
La ville (24 000 habitants en 2005), qui est aujourd'hui le seul véritable
port du pays, est bâtie sur un flot coralliaire de 1000 m de long
sur 300 m de large; une jetée de 440 m. la joint au Sud-Ouest à
l'île Taolud, elle-même réunie au continent par une
jetée de 1 030 m. Au Nord s'étendent les deux presqu'îles
de Gherar et d'Abd-el-Kader, enveloppant la rade de Gherar, port naturel
bien abrité qui complète celui compris entre la presqu'île
Gherar et l'île de Massoua. La ville est bâtie en pierre, bien
éclairée, approvisionnée d'eau par les conduites qui
viennent de Monkullo (sur le continent à 4 km de la mer) par les
jetées.
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Vue
satellitaire de Massoua (premier plan) et de son site,
Visualisation 3D : Nasa World Wind.
En
médaillon : ancienne
vue de la ville.
La ville de Massoua s'appelait Saba à
l'époque ptolémaique .
Son port a remplacé celui, maintenant ensablé, d'Adulis .
Conquise en 1557 par les Turcs, elle fut cédée à l'Égypte
en 1866, occupée par les Italiens
en 1885. A cette époque, c'est une place forte bien défendue
par les forts Moudour (île de Massoua), Taolud, Gherar, Abd-el-Kader;
ce dernier oeuvre l'arsenal; plus avant, vers l'intérieur du continent,
sont les forts Otumlo, Victor-Emmanuel, Monkullo, etc. On exportait alors
de la nacre, du café, de l'ivoire, de la cire, du miel, du tabac,
etc. Les grand marais salants existent toujours. Un chemin de fer allait
à Saati par Monkullo, un autre à Arkiko. Massaoua connut
ensuite le sort de l'Erythrée (annexion par l'Éthiopie
en 1952, puis indépendance du pays, officielle en 1993). Elle fut
la première ville a avoir été libérée
par les Erythréens en 1990. Les habitants de Massoua sont des Nubiens ,
Arabes, Danakils, Abyssins ,
Gallas, Indiens, etc. |
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