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| Hyères
(Areae, Castrum Arearum; Iero [ = Aire, en provençal];
Eire,
Eres, Ahires) est le chef-lieu d'un canton du département du
Var, arrondissement de Toulon Le climat d'Hyères, aidé par des irrigations, permet les cultures de végétaux qui, à la fois, craignent le froid et exigent de la chaleur : pêchers, amandiers, grenadiers, jujubiers, oliviers, rosiers, lauriers-roses, palmiers, orangers, citronniers, eucalyptus, cactus, goyavier, néflier du Japon. A l'Est de la ville, sur la côte, sont les Vieux-Salins; au Sud à l'entrée de l'isthme de Giens, sont les Salins-Neufs ou des Pesquiers. Histoire.
Vers 940, Boson Ier,
comte de Provence Hyères constitua, à la fin
du XIIIe siècle, une viguerie, à
laquelle ressortissait Toulon Hyères prit une part très active aux luttes religieuses. Cependant, tandis que Hyères restait fidèle au roi, le château était en rébellion, et ce ne fut qu'après un long siège qu'il se rendit au gouverneur La Valette, le 6 septembre 1589. En 1596, le château, dans lequel d'Epernon, révolté contre Henri IV, avait installé un de ses officiers, soutint de nouveau un long siège de cinq mois, résistant au nouveau gouverneur de Provence, le jeune duc de Guise (Charles); il capitula à la fin de cette année, retournant pour la troisième fois au souverain : la ville n'était plus qu'un monceau de décombres; elle se rebâtit sur son ancien emplacement, plus salubre que les marécages du littoral. En 1620, Hyères fut abandonnée comme position militaire. Vers la fin du règne de Louis XIII, le siège de la sénéchaussée fut transporté à Toulon. Hyères a vu naître notamment l'oratorien Guibaud (1744-1794) et Massillon (1663-1742). Monuments.
L'église Saint-Louis, construite par les templiers, fut restaurée de 1822 à 1840. L'église Saint-Paul, dont quelques
parties sont du XIIe siècle,
est reliée à une plate-forme par un escalier
de la Renaissance L'hôtel de ville était jadis une chapelle des templiers. Sur la place voisine, buste de Massillon, qui naquit à quelques pas de là, rue Rabuton. Place des Palmiers; place de la République, où est érigée la statue de Charles d'Anjou. Aux environs, chapelle de l'Ermitage ou Notre-Dame d'Hyères (XIIIe siècle), avec un clocher moderne portant une massive statue de la Vierge; substructions et restes de la ville de Pomponiana (où certains auteurs voient plutôt l'emplacement d'Olbia); ruines de Saint-Pierre d'Almanarre (XIe siècle), monastère de religieuses cisterciennes, détruit par les pirates au XIVe siècle; nombreux châteaux et villas. Armoiries : d'azur, à la tour d'argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, crénelée de quatre pièces, donjonnée de trois tourelles, crénelées chacune de quatre pièces du même, et accompagnées en pointe de trois besants d'or, deux et un. (Ch. Delavaud). |
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