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Gourdon
est une ville de France ,
dans le département du Lot. Population : 4900 habitants.
Au Xe siècle,
Gourdon était le chef-lieu d'une seigneurie relevant du comté
de Toulouse .
L'un des seigneurs fut ce Bertrand de Gourdon qui, d'après certains
chroniqueurs, aurait lancé la flèche qui tua Richard
Coeur de Lion à Chalus .
Un autre fut, à la fin du XVIe siècle,
Pons Lauzières de Thémines, maréchal de France, qui
fit rebâtir le château de Gourdon,
où il demeura enfermé pendant la régence de Marie
de Médicis. Soupçonné de méditer des projets
ambitieux, il y fut assiégé par la milice communale de Gourdon
aidée de troupes royales et bientôt obligé de l'abandonner.
Le château fut ensuite livré aux flammes.
Les principaux monuments de Gourdon sont
l'église Saint-Pierre, édifice
du XIVe siècle, avec quelques bonnes
sculptures, l'église des Cordeliers,
aujourd'hui paroissiale, de la fin du XIIIe
siècle, et l'église de Saint-Siméon. Quelques maisons
ont conservé des parties du Moyen âge .
Auprès de la ville, les chapelles
de Notre-Dame du Majou et de Notre-Dame des Neiges sont des lieux de pèlerinages.
Le boulevard qui sépare la ville haute de la ville basse marque
le tracé des anciens remparts, dont
il reste quelques débris. |
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Gourdon (Gurdunum,
Gordunum) est une autre commune de la France, dans le département
de Saône-et-Loire. Découvertes, en 1826, de sarcophages en
grès; en 1845, de monnaies romaines
(ci-dessous). Eglise'
romane (mon. hist.).
Ancien château des Puits qui appartint
aux de Pommier et aux d'Escorailles. (L-x.).
Trésor
de Gourdon. - En 1845, on trouva à Gourdon, sous une large brique
romaine, un trésor composé d'un petit vase et d'un plateau
en or et de cent quatre monnaies en or des empereurs Léon, Zénon,
Anastase et Justin les Les monnaies de ce dernier
empereur étaient à fleur de coin, d'où l'on peut conclure
que l'enfouissement a eu lieu sous son règne (518-527) ou peu après.
Le vase et le plateau ont été acquis par la Bibliothèque
nationale où ils figurent dans la vitrine centrale du Cabinet
des médailles. Le vase a dû servir de calice; il a la forme
du calice figuré sur les tiers de sou frappés à Banassac.
Il a 7,5 cm de hauteur; il consiste en une coupe, cannelée à
sa partie inférieure, supportée par un pied conique et munie
de deux anses; la panse est décorée de feuilles de vigne,
en turquoises décomposées et d'autres feuilles cordiformes
en grenat ou verre rouge, les unes reliées aux autres par un cordonnet
de filigrane; les anses se terminent par des têtes d'oiseaux dont
les yeux sont faits de grenats. Quant au plateau, il est rectangulaire,
les grands côtés ayant 19 cm et les petits 13 cm de longueur.
Il est supporté sur une galerie d'or à jour; le fond est
orné d'une croix creusée dans la masse et ornée de
verres rouges; à chacun des angles, un coeur en turquoise décomposée;
le bord du plateau est orné d'une série de verres rouges
enchâssés dans des cloisons en forme de losanges. Cette décoration
est semblable à celle du fourreau d'épée de Childéric.Calice
et plateau sont de remarquables spécimens de l'orfèvrerie
barbare au VIe siècle. (M. Prou).
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