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Architecture
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| Fût.
- On nomme ainsi en architecture, la partie d'une colonne
constituant le support proprement dit et placée entre la base
et le chapiteau. Comme tous les éléments
des ordres d'architecture, le fût présente des formes, des
proportions et une décoration différentes suivant l'ordre,
dorique,
toscan,
ionique,
corinthien
ou composite, auquel appartient la
colonne : aussi renvoyons-nous au mot Ordres
d'architecture l'étude de ces variations, nous bornant ici à
mentionner les principales particularités que peut offrir le fût.
En l'absence de base, comme dans l'ordre dorique grec antique, le fût repose directement sur le soubassement qui porte l'édifice. Le fût a généralement la forme d'un tronc de cône; cependant, dans les exemples les plus anciens, c'est un solide parabolique dont le renflement le plus considérable a lieu vers le premier tiers de la hauteur. Le fût peut être monolithe, c.-à-d. formé d'un seul morceau de granit, de pierre ou de marbre, ou formé d'assises superposées appelées tambours, ou encore fait de maçonnerie, de moellons ou de briques avec souvent un noyau vide à l'intérieur; dans ce cas, la surface extérieure du fût est revêtue d'un enduit, plâtre ou stuc. Des cannelures, en nombre variant de seize à vingt-quatre, creusent la surface du fût et y produisent de vives arêtes ou sont séparées par un filet; à la partie inférieure, ces cannelures sont parfois remplies de moulures et d'ornements. Quelquefois aussi ces cannelures
ne partent qu'audessus du premier tiers de la colonne,
la partie inférieure du fit restant nue ou lisse. Enfin, dans certains
édifices plus richement décorés ou dans les monuments
commémoratifs, sur la partie inférieure du fût, se
développent des bas-reliefs, scènes
mythologiques, comme sur quelques-unes des colonnes ioniques du dernier
temple d'Artémis Dans les ordres des édifices de
la Renaissance |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.