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Cimaise
ou Cymaise. - Moulure dont le nom,
s'il est tiré du grec kumation
(de kuma
= onde), rappelle la forme ondulée de cette moulure qui se compose
de deux parties, l'une convexe et l'autre concave, tandis que si ce nom
est tiré du latin cima = cime, il fait allusion à
l'emploi le plus général de cette moulure que l'on réserve
pour la partie supérieure d'un membre d'architecture, corniche
de piédestal ou d'entablement.
Vitruve (I. I,
c. IV et suiv.) distingue deux sortes de cimaises qu'il appelle la dorique
et la lesbienne et qui semblent assez bien correspondre à ce que
l'on appelait autrefois la gueule droite et la gueule renversée
et de nos jours la doucine et le talon; mais
cette dernière cimaise, plus rarement employée comme moulure
de couronnement, sert surtout à donner de l'empattement à
la base d'un socle ou piédestal.
On appelle aussi cimaise, en menuiserie
et en peinture ,
le cours de moulures généralement
placé à hauteur d'appui et qui, dans la décoration
d'une pièce, sert à limiter la partie de soubassement peinte
ou boisée de la partie supérieure recouverte le plus souvent
de papier ou d'étoffe. De ce dernier sens du mot cimaise, vient,
dans les expositions de beaux-arts, le désir des peintres d'avoir
leurs tableaux exposés sur la cimaise, c.-à-d. à hauteur
d'appui, bien en vue, ayant les honneurs de la cimaise, en un mot. (Charles
Lucas). |
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