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Château de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), sur la rive gauche de la Loire. Ce château, justement remarquable aux yeux des historiens et des artistes se dresse sur une colline, très proche du fleuve, qui domine la commune de Chaumont-sur-Loire.  Dès le Xe siècle, les comtes de Blois avaient élevé sur ce point une forteresse qui, plusieurs fois, les servit dans leurs luttes contre les comtes d'Anjou, seigneurs d'Amboise. Durant cette période, elle fut démolie, puis reconstruite avec tout l'appareil des plus redoutables châteaux forts du Moyen âge. Au XVe siècle, elle appartenait à la maison d'Amboise; sous Louis XI, Pierre d'Amboise, ancien chambellan de Charles VII, avant pris part à la ligue du Bien public, le roi ordonna que Chaumont serait rasé de fond en comble, ce qui fut accompli; mais, revenant bientôt sur la rigueur de sa décision, il permit à Pierre d'Amboise de le reconstruire à ses frais. Ce fut un des fils de ce dernier, Charles, grand-maître de France, qui fit la reconstruction et éleva le château actuel, l'un des meilleurs types de cette architecture où le palais de la Renaissance conserve encore la ressemblance et le souvenir du château féodal.
Le château de Chaumont-sur-Loire.
Le château de Chaumont-sur-Loire.

Il faut franchir un pont-levis pour entrer à Chaumont; mais les gracieuses tourelles, les cheminées sculptées dont on aperçoit de loin l'élégant fouillis n'évoquent nullement l'idée de guerre ou d'assaut, et en fait, depuis lors, Chaumont n'en connut plus. En 1550, Catherine de Médicis l'acheta au prix de 10 000 livres tournois, mais, dix ans après, elle en imposa l'échange à son éternelle rivale, Diane de Poitiers, contre Chenonceaux qu'elle convoitait depuis longtemps. Diane ne vint pas souvent à Chaumont, qui lui rappelait le souvenir d'une ennemie. Elle le légua à sa fille aînée, Françoise de Brézé, duchesse de Bouillon

Parmi les propriétaires du château pendant les XVIIe et XVIIIe siècles, il convient de citer Scipion Sardini et ses fils; les Beauvillier, ducs de Saint-Aignan; Charles de Mortemart, duc de Rochechouart; Nicolas Bertin de Vaugien qui, vers 1739, fit démolir l'aile des bâtiments dominant la vallée de la Loire (jusque-là, l'édifice formait un quadrilatère); Jacques Le Ray, qui songea à transformer Chaumont en un centre industriel en y installant l'habile potier italien, Nini. Son fils aîné, qui hérita du château,  y offrit une longue hospitalité, sous l'Empire, à Mme de Staël et au groupe d'amis célèbres, parmi lesquels Benjamin Constant, qui l'entouraient. Au XIXe siècle, Chaumont a appartenu au baron d'Étchégoyen, à la famille d'Aramon et à la vicomtesse Walsh qui en fit faire une luxueuse restauration; au prince Henri Amédée de Broglie, arrière-petit-fils de Mme de Staël, et de sa femme, Mlle Say. (Fernand Bournon).

Chaumont-en-Vexin (Oise). - Le château de Chaumont, dont il reste quelques ruines, était un des boulevards de la France contre la Normandie; il fit pris et repris plusieurs fois et abandonné définitivement lors de la réunion de la Normandie à la France. Chaumont était le chef-lieu d'un comté qui appartint à Hugues, connétable de France en 1111. Il passa ensuite à la famille de Chaumont-Guitry, puis en 1510. il fit réuni de nouveau au domaine royal; de là il vint aux Bourbon-Longueville, puis aux Bourbon-Conti. Chaumont eut une charte communale octroyée par Philippe-Auguste. Les armes de la ville sont : d'argent à une montagne de sinople, portant en chef un soleil de gueules.

Chaumont était le siège d'un bailliage; c'est à ce titre qu'il fut choisi en 1789 pour la réunion de l'assemblée des trois ordres en vue de la confection des cahiers pour les États généraux. Il y avait à Chaumont un prieuré et quatre paroisses, ainsi qu'un couvent des recollets où furent installés par la suite les services de la commune. Le hameau de Laillerie était le siège d'un prieuré dont plusieurs dépendances existent encore. Un autre hameau, Bertichère, possédait une seigneurie particulière; on y voit encore une vieille chapelle romane dédiée à saint Eutrope, but d'un pèlerinage. L'église actuelle de Saint-Jean-Baptiste est du XVe et du XVIe siècle. (Vte de Caix de St-Aymour).

Chaumont ou La Piscine. - Ancienne abbaye de Prémontrés, fondée au diocèse de Reims, en 1147, par Henri, comte de Porcien, et Clérembaud de Rosoy, sur le territoire de Chaumont-Porcien (Ardennes). Le monastère, bâti au sommet d'une colline aride occupée antérieurement par des chanoines réguliers de l'ordre de Saint Augustin, fut pillé et incendié en 1589 par les troupes protestantes; transféré en 1623 au lieu dit la Piscine, sur le territoire de Remaucourt, à peu de distance de l'ancienne communauté, il fut encore dévasté, en 1650, par l'armée de Turenne. Supprimée à la Révolution, l'abbaye a complètement disparu de nos jours, sauf un corps de bâtiment portant la date de 1758. Quelques épaves de son ancien mobilier furent transférées dans les églises de Remaucourt et du Thour (Ardennes) et de Noircourt-et-Thuel (Aisne). (A. T.).

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