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Charenton-du-Cher
(Carentomus,
Carantomagus). - Commune du département
du Cher, sur une petite rivière appelée la Marmande; 1100
habitants. La seigneurie de Charenton, qui comprenait Orval, Bruères,
le château fort de Saint-Amand, Epineuil,
Meillant, etc., forma, au commencement du XIe
siècle, l'apanage d'une branche cadette de la maison de Déols
et ses seigneurs portèrent pour la plupart le nom d'Ebbes. En 1183,
Ebbes VI avait dû ouvrir aux Brabançons les portes de son
château; il concourut peu après à leur extermination
dans les environs de Dun-le-Roi. En 1226, Charenton reçut une charte
de franchises; ses barons jouissaient du droit de battre monnaie. Charenton
appartint successivement aux familles de Montfaucon, de Courtenay, de Sancerre,
etc. Une abbaye de femmes fut fondée
vers 620 à Charenton, sous la règle de saint
Colomban, par le vénérable Théodulf.
Dans les premières années du XIIe
siècle, Léger, archevêque de Bourges ,
y remplaça les religieuses par des chanoines réguliers, mais
aussitôt après sa mort, les chanoines de Saint-Etienne rétablirent
l'ancien état de choses. Au commencement du XVIe
siècle, l'abbesse Marie de Rochechouart y introduisit la réforme
de Chézal-Benoît. Il ne reste rien de ses bâtiments. |
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