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| Breteuil est
une commune du département de l'Eure, à l'extrémité
Est de la forêt de Breteuil, sur la rive droite de l'Iton. Population
: 3500 habitants.
Ancienne place forte défendue par
un château construit vers 1060 par
Guillaume
la Conquérant, devenue plus tard chef-lieu d'une vicomté.
Henri
Il, roi d'Angleterre |
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| Breteuil ou Breteuil-sur-Noye
(Britolium, Britogilum, Breteuil-en-Beauvoisis, etc.) est
une commune du département de l'Oise. Population : 4200 habitants.
On a voulu voir à Breteuil le Bratuspantium des Commentaires de César; rien ne vient confirmer cette tradition, et quoiqu'on ait trouvé à Breteuil et sur son territoire de nombreuses antiquités, les premiers documents certains sur cette localité ne remontent pas au delà du XIe siècle, époque à laquelle ses seigneurs, issus de la maison d'Amiens, portaient le titre de comtes, qu'ils abandonnèrent un siècle plus tard. Les habitants de Breteuil furent affranchis en 1224 de toutes taxes et impositions, et mis en possession du droit d'élire un corps de ville composé de six d'entre eux pour administrer leurs affaires. La seigneurie passa par alliance en 1305
à la maison de Montmorency-Beaussault, et y resta jusqu'en 1427;
Catherine de Montmorency l'apporta alors à Mathieu de Roye, dont
l'arrière-petit-fils, Charles, la donna en dot à sa fille,
mariée le 15 novembre 1550 à Louis de Bourbon,
premier prince de Condé. Henri II de Bourbon,
prince de Condé, céda par échange en 1622 la seigneurie
de Breteuil à Maximilien de Béthune, duc de Sully,
maréchal de France, dont les descendants la possédaient encore
en 1789 avec le titre de vicomté. Le château
de Breteuil était une importante place forte où les rois
séjournèrent souvent au Moyen âge Lahire releva peu après les fortifications
de la place, qu'il occupa longtemps; mais dès 1431, elle fut traîtreusement
livrée aux Bourguignons, qui la rasèrent,
sauf la grosse tour ou donjon. Enfin, en 1434, après la prise de
Clermont La destruction du château
ne mit pas le bourg de Breteuil à l'abri des insultes des gens de
guerre, et il eut beaucoup à souffrir sous la Ligue. En 1575, les
huguenots pillèrent le bourg et l'abbaye,
et en 1589 tout fut de nouveau dévasté par les lansquenets
du duc de Mayenne. Entre temps, des incendies achevèrent la ruine
du pays en 1576, en 1620, en 1636 (celui-là allumé par les
Espagnols), et en 1753. La ville a été
rebâtie depuis ce dernier désastre, à peu près
telle qu'on la voit aujourd'hui.
Une rue de Breteuil. © Photo : Serge Jodra, 2009. L'abbaye de Notre-Dame de Breteuil appartenait à l'ordre de Saint-Benoît. Elle existait déjà au XIe siècle, époque où Gilduin, comte de Breteuil, en fut le second fondateur. Le premier abbé commendataire fut Jean du Bellay, cardinal et évêque de Paris, en 1527; un de ses successeurs, Jacques de Neuchèzes, évêque de Châlons, y introduisait en 1645 la congrégation de Saint-Maur. Au moment de sa suppression, en 1789, l'abbaye de Breteuil possédait encore des domaines considérables, et sa bibliothèque était riche en précieux manuscrits. Elle portait pour armoiries : d'azur, à une crosse d'or accompagnée de deux fleurs de lis du même. L'église
était un monument remarquable de l'époque de transition.
Elle a été presque entièrement démolie ainsi
que la plupart des bâtiments claustraux qui avaient été
réédifiés en 1764. L'ancienne chapelle
de Saint-Cyr, dans le cimetière, appartient au XIIe
siècle. La paroisse de Saint-Jean offre des parties de la même
époque; mais le clocher, qui a 40 mètres de hauteur, ainsi
que les façades sont de la Renaissance |
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