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Bouvines

Bouvines, Boviniacum, Bovinae, est un village de France, dans le département du Nord, sur la Marque (Marcq), à 12 kilomètres au Sud-Est de Lille. Population : 740 habitants en 2014.

Ce village, qui a appartenu à partir du XIe siècle à l'abbaye de Saint-Amand, est célèbre pour la victoire de Philippe-Auguste sur l'empereur Othon (Otton) IV, le comte de Flandre et leurs alliés, en 1214.
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La reddition d'Othon après la bataille de Bouvines, par Horace Vernet.
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 La Bataille de Bouvines.
La bataille de Bouvines à été livrée le 27 juilet 1214 par Philippe-Auguste, roi de France, contre les troupes coalisées de l'empereur Otton IV, de Jean sans Terre, de Ferrand, comte de Flandre, de Henri, duc de Brabant, de Guillaume, comte de Hollande, de Renaud de Boulogne, de Henry, duc de Luxembourg et de Hugues de Boves. Les milices communales de Soissons, Corbie, Amiens, Beauvais, Compiègne et Arras étaient venues renforcer l'armée du roi de France. 

Certains auteurs ont fixé à 86,000 hommes l'effectif des troupes d'Otton et à 25,000 celui des Français. Mais, d'après d'autres historiens, il faut réduire de moitié au moins l'effectif des troupes d'Otton et faire porter la réduction sur l'infanterie, car la bataille de Bouvines fut avant tout un combat de cavalerie. 

Les chefs des deux armées montrèrent la plus grande ignorance des règles de la tactique. L'action de Bouvines fut le résultat d'une surprise et les Français ne durent la victoire qu'au manque de concert dans la direction des forces ennemies. L'armée d'Otton partit de Mortagne le 27 juillet au point du jour, suivit l'ancienne route romaine de Bavay et vint rejoindre la route de Seclin à Tournai, que suivait Philippe-Auguste. 

Celui-ci se laissa surprendre en pleine retraite, car son arrière-garde fut attaquée quand l'armée franchissait le pont de Bouvines sur la Marcq. Une premiere escarmouche eut lieu sur la route de Seclin à Tournai. L'armée impériale cessa l'attaque et alla se développer sur le plateau et s'adosser à des marais, tandis que Philippe-Auguste rangeait ses troupes en face des impériaux. L'armée française eut cet avantage d'obéir à un seul chef, tandis que du côté des ennemis le commandement était partagé entre l'empereur, le comte de Salisbury et Renaud de Boulogne. 

Cependant les mercenaires de l'empereur, ayant pénétré jusqu'à Philippe-Auguste, failliront s'emparer de lui; il fut sauvé par Guillaume des Barres, qui, chargeant l'infanterie allemande, mit en fuite l'empereur. La lutte ne fut pas moins vive à l'aile gauche où se trouvaient le comte de Salisbury et Renaud de Boulogne. Les Anglais et les Brabançons tinrent tête assez longtemps à la chevalerie française; ils finirent par être écrasés. La prise de Renaud de Boulogne termina la bataille. 

La victoire restait au roi de France. Le comte de Flandre et Guillaume de Salisbury étaient parmi les prisonniers. Guillaume le Breton, qui assistait à la bataille, en a fait unn récit détaillé dans la Philippide. La victoire de Bouvines eut un grand retentissement ; elle affirmait la force de la monarchie française et portait un coup décisif au parti guelfe en Allemagne.

On a élevé en 1863, sur le territoire de Bouvines, un monument pour rappeler la victoire de Philippe-Auguste; c'est un obélisque de 6 m de haut surmonté d'un pyramidion. (M. Prou).

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Dictionnaire Villes et monuments
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